Bruel : cinq raisons de croire que “ce sera une bonne surprise !”

Patrick Bruel, ce vendredi, sur la scène Glenmor / © AFP
Patrick Bruel, ce vendredi, sur la scène Glenmor / © AFP

Patrick Bruel se produit ce vendredi aux Vieilles Charrues. Au pied levé, pour remplacer en dernière minute un monstre sacré : Elton John, atteint d’une crise d’appendicite. Sacrilège ! ont dit certains… Et pourquoi ne pas dire tout simplement : Bruel, quelle bonne surprise ?

Par Par Bertrand Rault, avec l'Humanité, TF1 et le Parisien

Raison n° 1 : Patrick Bruel aime la scène !


Et de plus en plus les scènes en plein air. Il a ouvert les Francofolies de La Rochelle la semaine dernière. Tout le monde s'est accordé sur un point : le spectacle était magnifique. Même nos confrères de l'Humanité l'ont résumé ainsi : " la période de la bruelmania des débuts de «Patriiiiick!» est bel et bien derrière lui. Elle a laissé place à un artiste au sommet de son art, habité par une plénitude artistique." C'est dire...
Et si, finalement, à 54 ans, le chanteur était décidé à livrer le meilleur de lui-même, juste un soir, pour les Vieilles Charrues ?

Raison n°2 : Patrick Bruel ne vient pas pour faire de la figuration !


Même si son avion atterrira à Quimper en fin d'après-midi, et que les roaders des Vieilles Charrues auront fort à faire pour l'amener en temps en heure sur la scène Glenmor, il a d'ores et déjà annoncé la couleur :  "Sur scène, on va mélanger rock, pop, hip hop même, mais aussi chanson traditionnelle. Avec mes musiciens, on prépare la date avec enthousiasme, ferveur et émotion. On met la barre très haut!" 
Et si, finalement, Patrick Bruel se révélait l'énorme bonne surprise des Vieilles Charrues ?

Raison n°3 : Patrick Bruel aime son public !


Sur ce point, laissons parler l'artiste : "C’est comme dans un dîner entre amis. Dans une soirée, on passe en revue une quinzaine de sujets, on lance des blagues et on enchaîne sur autre chose. Un concert, c’est un peu ça. J’ai commencé dans des salles de 700 places et j’ai fini dans des lieux de 15 000 places. Pour le premier concert, je me disais «je viens passer une soirée chez des gens, advienne que pourra ! » Je dirais que cette complicité qui dure depuis plus de vingt-cinq ans est composée de codes. Il y a des codes entre les gens et moi qui s’installent dès la première seconde. Il y a des gestes, des refrains que les gens reprennent et puis il y a des silences." Ainsi parle Patrick Bruel, toujours dans l'Humanité...
Et si, finalement, le public des Vieilles Charrues attendait aussi un moment comme ça ? 

Raison n°4 : Il aime la musique, quel que soit le style !


L'éclectisme. Voilà ce qui caractérise Patrick Bruel. Loin du chanteur de midinettes, il nous fait revisiter en 2002 des standards oubliés de la chanson populaire française dans l'album Entre-deux. Des chansons qui nous renvoient terriblement à l'heure actuelle : "J'suis dans la dèche" (en solo). "Quand on s'promène au bord de l'eau" (avec Jean-Louis Aubert). "Qu'est ce qu'on attend pour être heureux" (avec Johnny Halliday). "La complainte de la butte" (avec Francis Cabrel) "Quand j’avais 5-6 ans, à la maison on écoutait Brassens, Brel, Ferré, les Stones, les Beatles, de l’opéra. Je n’ai pas été élevé dans le clivage. J’ai toujours assumé d’aimer des genres qui pouvaient avoir en même temps une vraie antinomie". Doit-on rappeler que le fameux "Casser la voix" fut écrit à 6 h 00 du matin, à La Rochelle, où Patrick Bruel venait d'être retourné par un concert de Jacques Higelin, l'anti-conformiste ?
Et si, finalement, Patrick Bruel nous offrait tout simplement un joli moment de musique ? 

Raison n°5 : Encore fallait-il accepter de remplacer Elton John !


Vous vous verriez vous ? Remplacer l'invité celui que tout le monde attendait ? Bon d'accord, on ne connaîtra pas le cachet négocié pour ce remplacement de dernière minute. Mais Patrick Bruel, en tournée jusqu'en 2014, avait déjà rendez-vous avec les Charrues. "On devait finir la tournée l’année prochaine à Carhaix.  Je vais passer vers 19h et ensuite, il y a M. Je pense qu’on peut se partager le même public. Ce n’est pas comme si derrière moi, il y avait un groupe de heavy metal. Je ferai un clin d’œil à Elton John en interprétant sûrement une de ses chansons. Je suis super content d’aller aux Vieilles Charrues !"
Et si, finalement, le bonheur était partagé ? Et qu'on puisse tous se dire : "Bruel, finalement, c'était une super bonne surprise !"

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