Otages du Monde aux Vieilles Charrues : “on se dit que le bruit qu'on fait, va arriver jusqu'au désert”

Pascale Robert, maman de Pierre Legrand enlevé au Sahel il y a 3 ans et Martine Gauffeny d'Otages du Monde / © EC
Pascale Robert, maman de Pierre Legrand enlevé au Sahel il y a 3 ans et Martine Gauffeny d'Otages du Monde / © EC

Pascale est la maman de Pierre Legrand, l'un des otages enlevés au Sahel il y'aura 3 ans au mois de septembre. Avec Martine de l'association Otages du Monde, elle vient solliciter le soutien des artistes présents aux Vieilles Charrues.

Par Emilie Colin

Leur présence est discrète, Martine et Pascale arpentent l'espace presse des Vieilles Charrues, des bracelets bleus à la main. "Daniel, Marc, Pierre, Thierry, on pense à vous" voilà ce qu'on peut y lire. Ces noms ce sont ceux des otages enlevés il y a 3 ans au Sahel. Pierre Legrand, 28 ans, le fils de Pascale est l'un d'eux.

Leur venue aux Vieilles Charrues s'est décidée il y a 10 jours. Les familles essaient de ne pas prévoir d'événements à long terme car "on a l'espoir que ça s'arrête" confie Pascale Robert. Jérôme Tréhorel, le directeur du festival a tout de suite dit oui à leur initiative. Leur but ? Enfiler un bracelet bleu aux artistes et à leurs musiciens, recueillir leur témoignage de soutien. Ces derniers viendront alimenter une vidéo préparée par la fiancée de Pierre Legrand. Les rennais de Juveniles ont été les premiers, puis Lilly Wood and the Prick. Les deux femmes ont également rencontré Rokia Traoré, la chanteuse malienne qui a été très émue de s'entretenir avec Pascale. Patrick Bruel a lui dédié sa 7ème chanson "Où es-tu?" aux otages, affichant sur grand écran leurs portraits. Pendant sa conférence de presse, M arborait lui aussi le fameux bracelet.

Ce soutien est important. «Ces voix font en sorte que le travail pour leur libération ne ralentisse pas » confie Pascale, même si les initiatives des familles agacent parfois le gouvernement qui agit plus discrètement. «Nous familles sommes impuissantes à agir sur leur libération, c'est l'Etat qui a les moyens d'aller les chercher. On part de l'expérience des anciens otages comme Florence Aubenas ou Hervé Ghesquière et Stéphane Taponnier qui nous dit que les ravisseurs avaient entendu ces messages pendant leur captivité." Jusque dans le désert.

► Patrick Bruel à propos d'Otages du Monde

Bruel et Otages du MOnde

 

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