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Dopage sur le Tour 1998 et 1999 : et les bretons ?

© France3
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Guesdon, Heulot, Lebreton... un poignée de coureurs bretons faisait partie du peloton en 1998 et 1999. Si leurs noms apparaissent dans les tableaux d'analyses publiés par la commission de lutte antidopage du Sénat, aucun n'est dans la liste des coureurs re-contrôlés positifs. 

Par Stéphane Grammont

La commission d'enquête sur l'efficacité de la lutte anti-dopage a rendu public son rapport et proposé une soixantaine de mesures pour "conserver une longueur d'avance" sur le dopage. En marge de cette conférence de presse, tous attendaient la fameuse "liste" dont certains noms avaient transpiré dans la presse, créant un début de polémique. Il s'agit de résultats de nouvelles analyses, faites en 2004, d'échantillons prélevés sur le tour en 1998 et 1999.

Quelques jours avant le départ du Tour, on apprenait que Laurent Jalabert avait été "re-contrôlé" positif, ainsi que le vainqueur du tour Ian Ulrich. La veille de la publication de ce rapport, ce sont de nouveaux noms que Le Monde évoque: Pantoni, Bobby Julich, Laurent Desbien et Jacky Durand. In fine, tout le monde peut aujourd'hui consulter l'annexe 2 du rapport, et décrypter les bordereaux de contrôles opérés lors des tours 98 et 99.


Les coureurs bretons

Lylian Lebreton, aujourd'hui directeur sportif de l'équipe bretonne Sojasun, a été contrôlé lors de la 17ème étape entre Mourenx et Bordeaux. Les contre-analyses effectuées en 2004 font apparaître des résultats négatifs, comme ils l'avaient été en 1999.

Ces nouveaux tests reposent sur une technique apparue en 2000, et reposent sur l'interprétation d'une image, prenant la forme d'une succession de bandes lumineuses (profil isoelectrique) dont la position et l'intensité permettent de différencier l'EPO naturelle (endogène) et l'EPO "recombinante", utilisée en cas de dopage. 

Ainsi, pour le cas de Stéphane Heulot, contrôlé en 1999, comme pour Jean-Cyril Robin, contrôlé en 1998, les nouveaux tests n'ont pu être révélateurs. Les tests de 2004, par l'image isoélectrique, sont classés comme "indétectables". Cela signifie que le taux d'EPO contenu dans les échantillons étaient trop faibles pour obtenir un profil isoélectrique. Le rapport précise que "ceci peut être lié à la durée de conservation des échantillons avant analyse (6 à 7 ans)", et que l'EPO ne peut être caractérisé. Et du coup, la nature de l'EPO, naturel ou exogène, non plus.

Enfin, les échantillons de Frédérique Guesdon et Laurent Madouas étaient signalés "manquants".


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