Les pères perchés souhaitent interpeller le gouvernement à La Rochelle

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Le Breton Eric Le Gendre est toujours aussi déterminé. Après avoir mené plusieurs actions cet été en Bretagne, pour réclamer la garde de ses enfants, il est monté sur un portique du port de La Rochelle comme trois autres pères. Il souhaite interpeller les membres du gouvernement.

Par Sylvaine Salliou

Les quatre pères de famille qui sont montés vendredi sur trois grues de La Rochelle alors que se tient dans la ville l'Université d'été du PS, sont déterminés à y rester pour réclamer au gouvernement "l'égalité parentale". "Je n'ai pas dormi de la nuit, il y a beaucoup de vent. Mais tant qu'on ne nous fera pas de proposition concrète on ne bougera pas, au minimum jusqu'à la fin de l'université du PS", a dit dans un entretien téléphonique avec l'AFP Eric Le Gendre. Le protestataire est juché sur un portique d'une quinzaine de mètres de haut sur le port de La Rochelle faisant face à la salle où se tiennent les débats du PS. Il n'en est pas à sa première action, il était déjà resté plusieurs jours sur un rond-point à Ploufragan, en juin dernier.

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Père en colère à la Rochelle

Les actions des pères se multiplient


Trois autres pères, deux sur une grue proche de la cathédrale de La Rochelle, et un autre sur une autre grue de chantier du centre-ville, ont également passé la nuit à la belle étoile. Ils ont accroché des banderoles portant les inscriptions "Rapt parental, justice complice" ou encore "enfants volés, pères bafoués, ça suffit". "Nous demandons à participer aux débats du groupe parlementaire sur la co-parentalité. On est entendus de manière favorable par les élus mais pas par le gouvernement", a dit à l'AFP Jean Le Bail, présent à La Rochelle pour soutenir les pères. Il s'était hissé début août, avec cinq autres pères et une mère, en haut de la cathédrale de Quimper. "Il y a une discrimination à l'encontre des hommes par ce gouvernement. Les pères ont des choses à dire en ce qui concerne la famille, ce n'est pas normal de les exclure à ce point. Et les enfants sont privés du droit d'être élevés par leurs deux parents", affirme-t-il. "Le plus important dans la vie ce sont les enfants, et cela reste vrai même si c'est un père", a-t-il dit.

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