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Cancer du sein : des chercheurs rennais découvrent une piste pour prévenir les rechutes

L’équipe de Patrick Legembre de l'Université de Rennes 1 a mis en évidence l’implication d’une molécule, dans l'apparition de métastases dans certains cancers du sein dits "triples négatifs". Un véritable espoir pour les malades.
Image faite lors d'une macrobiopsie sur une patiente ayant présenté des lésions lors d'une mammographie
Image faite lors d'une macrobiopsie sur une patiente ayant présenté des lésions lors d'une mammographie © AFP
Cette étude soutenue par le Cancéropôle Grand Ouest, montre qu'il est possible non seulement d'identifier les patientes sujettes à un fort risque de métastases et de rechutes, mais également de mettre au point un traitement adapté pour réduire ce risque. 


Un véritable espoir

En 2012, 48 000 femmes ont été touchées par un cancer du sein. Parmi les différents types de cancers du sein qui existent, "10 à 20 % sont dits 'triples négatifs'. Particulièrement agressifs, ils sont associés à des taux de rechutes importants, à un mauvais pronostic, à une augmentation du risque de métastases et à de faibles alternatives thérapeutiques", nous explique l'équipe de Patrick Legendre. Les chercheurs ont trouvé un marqueur du risque de métastases et de rechute, le cl-CD95L. Retrouvé en très grande quantité dans le sérum des patientes atteintes d’un cancer du sein triple négatif, le cl-CD95L est un marqueur associé au risque de développer des métastases chez ces patientes. "Le dosage du cl-CD95L chez les patientes pourrait ainsi permettre d’estimer lors du diagnostic, le risque que présente une patiente de développer une métastase et donc de rechuter ", souligne Patrick Legembre.


Une prise en charge adaptée

Ces résultats offrent des perspectives favorables. D'après Patrick Legembre, "si l'on retrouve un fort taux de cl-CD95L dans le sérum d'une patiente atteinte du cancer du sein triple négatif, alors les cliniciens pourraient envisager d‘associer au traitement classique par chimiothérapie, une molécule inhibant l'action du récepteur CD95". Le risque de métastases en serait alors réduit. "Ce co-traitement est d'autant plus envisageable qu'il existe déjà une molécule inhibitrice du CD95 utilisée pour d'autres affections et bien tolérée par les patients."


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