Les anti-écotaxe vont déclencher leurs alarmes incendie à midi

Les entreprises opposées à l’application de cette taxe sonneront le tocsin ce midi, en déclenchant leurs alarmes incendie. Histoire de montrer à nouveau leur opposition à cette nouvelle taxe. Des opérations "escargot" sont aussi prévues sur la RN12.

L'affiche de la publicité contre l'écotaxe
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Mercredi, à midi, plus de 300 patrons vont sonner le tocsin en Bretagne, contre l'écotaxe. Ils vont déclencher l'alarme incendie de leur société afin d'alerter sur la gravité de la situation. Plusieurs transporteurs ont aussi prévu d'effectuer une opération escargot sur la voie express entre Landivisiau et Morlaix (sens Brest - Rennes), d'un côté, et entre Plouigneau et Morlaix (sens Rennes - Brest), de l'autre. Ils se retrouveront sur le pont de Morlaix.

Parmi les chefs d'entreprise opposé à l'écotaxe. Claude Rault, transporteur à Pontivy. Vous ne trouverez pas de boîtier écotaxe dans ses camions. Le patron ne veut pas entendre parler. Il a fait ses calculs. Il ne peut pas équiper ses 70 poids lourds, trop cher. 21 000 euros de frais pour l'achat des boîtiers, pour la formation de ses chauffeurs et la paperasse qui va suivre. Et pour l'entreprise, ce n'est pas le moment d'investir là-dedans. Le plus gros client des Transports Rault, c'était Doux, jusqu'au redressement judiciaire. Aujourd'hui, le groupe de volailles lui doit 213 000 euros. Alors pour faire tourner son entreprise, le patron vend des camions et ne remplace pas ses gars. Heureusement, il a d'autres clients aujourd'hui, l'entreprise est aussi implantée à Lyon.


Crainte de débordement

Claude Rault est à la tête du mouvement de contestation contre l'éco taxe dans le Morbihan. Claude Rault a manifesté samedi à Ste Allouestre, dans le calme. Mais jusqu'à quand? Le transporteur bien connu dans la région a peur pour la suite. Il connaît la détresse de certains personnes. Ils sont prêts à faire des bêtises nous dit-il. 


Le combat contre l'écotaxe est symbolique. Les antis disent pas maintenant, pas en Bretagne, alors que tout va mal. Mais même si le gouvernement repousse à nouveau sa mise en place, ça ne suffira pas pour sauver la filière agrolimentaire.
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