Ce sera la quatrième fois que Miossec joue aux Vieilles Charrues. La dernière, c'était en 2002. Lors de la traditionnelle conférence de presse, il évoque l'écriture de son dernier album, la Bretagne, la façon doit il voit la scène.

La critique a salué son album "Ici bas, ici même" sorti en avril dernier, qualifié de très intimiste, épuré, profond. Miossec joue ce vendredi soir aux Vieilles Charrues et appréhende ce moment avec sérénité. 



Son dernier album

"C'était un travail chez soi, ensuite on est allé en studio pour étoffer tout ça. L'idée c'était de ne pas trop chanter, de tailler dans le gras.  On ne se rend pas compte du travail, c'est juste du plaisir. Là mon cerveau n'est plus dans l'album, il est dans la scène, et c'est un autre métier que de faire des disques."

La scène

A propos de Neil Young : "Je l'ai vu l'année dernière, c'est le meilleur concert que j'ai vu depuis 10 ans. Ce qui intéressant dans la musique, c'est quand les concerts sont inégaux. Avec lui c'est palpable, un jour sans, un jour avec." Pour les Vieilles Charrues, "j'ai une chouette bande avec des musiciens, c'est réglé et on se permet de grosses libertés dans les morceaux. C'est rassurant de savoir qu'on ne joue pas toujours la même chose." 

La Bretagne

"Je suis un peu comme les Brestois, j'aime bien déménager. C'est là d'où je viens, là où je vis. Quand je suis parti, c'était pour ne pas devenir un coq de village. L'image que j'en ai ? Celles des plages noyées sous le soleil au mois d'août."

"Ouille, sans Bashung"

"Ça n'arrange personne, c'était une balise, c'était le maître commandeur. Cela devient dur. Aujourd'hui dans la musique en France, on ne laisserait pas un Bashung faire ce qu'il faisait."