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Déclarations d'intérêts des parlementaires : les élus bretons ont-ils joué le jeu ?

Professions exercées en parallèle, actions détenues ou fonctions bénévoles, salaires... La Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, créée suite à l'affaire Cahuzac, dévoile les documents remplis par les députés. 

Par Emilie Colin

François Hollande en avait fait la promesse durant sa campagne présidentielle. L'affaire Cahuzac l'a poussée à la concrétiser rapidement. Devenues obligatoires depuis une loi d'octobre 2013, les déclarations d'intérêts des députés et des sénateurs sont désormais disponibles sur le site de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).

Dans ces documents, on trouve des informations sur leurs activités au 1er janvier 2014, comme les professions exercées en parallèle de leur mandat, qu'elles soient salariées ou bénévoles. Au-delà de leur propre cas, celui de leurs collaborateurs ou conjoint est également mis en avant. 

Néant

"La mention néant doit être portée dans les rubriques non remplies" stipule le document signé par chaque député ou sénateur. A la lecture de chaque dossier, on s'aperçoit que les élus préfèrent y recourir plutôt que d'en dévoiler davantage. Vous ne saurez  par exemple rien sur Edmond Hervé. Et quand on parle chiffre, cette affirmation est encore plus vraie. 

Certains ont tout de même joué le jeu comme Jean-Jacques Urvoas ou Yannick Botrel qui révèlent salaires et autres fonctions. 

 

"Une révolution démocratique", selon Jean-Jacques Urvoas

"La transparence, voulue par le président de la République en avril 2013, est réalisée", estime t-il, dans un communiqué, après cette première publication. "Dissipant les doutes exprimés lors du débat parlementaire à l'été 2013, la Haute autorité pour la transparence de la vie publique démontre ainsi qu'elle est dotée de pouvoir et de périmètre d'investigation élargis pour lutter beaucoup plus efficacement que par le passé contre ces fléaux que sont les conflits d'intérêts", selon l'élu du Finistère. 

Il juge que "les parlementaires sont incités à se déporter lorsqu'ils s'estimeront placés en situation de conflit d'intérêts dans l'exercice de leur mandat". 

Aller encore plus loin

La prochaine étape, a rappelé Jean-Urvoas Urvoas, sera la remise des déclarations des membres des autorités administratives indépendantes, des personnes nommées en Conseil des ministres et des dirigeants des sociétés et établissements publics à l'automne 2014, qui concerne plus de 8.000 personnes en vertu des lois du 11 octobre 2013. 

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