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Les syndicats de Cooper Standard Rennes demandent des garanties sur l'emploi

Dans une lettre ouverte au directeur de Cooper Standard France, les syndicats du site de Rennes demandent de lever les incertitudes qui pèsent sur les emplois "pour pouvoir continuer à travailler dans des conditions acceptables".
"Depuis des mois, vous repoussez les échéances, les scénarios. Les salariés de la Barre Thomas sont fatigués par tous ces revirements. De plus, une grave menace pèse sur les emplois. Des centaines d'emplois risquent d’être encore supprimés à un horizon très proche. Les salariés ne peuvent plus supporter de travailler dans cette incertitude".

C'est par ces phrases que débute la lettre ouverte que l'intersyndicale (CFTC, CGT, FO et UNSA) de Cooper Standard Rennes (ex Barre Thomas) ont envoyée à Sylvain Broux le directeur de l'équimentier automobile Cooper Standard France. Un courrier pour l'alerter sur l'inquiétude grandissante qui monte auprès des 900 salariés rennais.

Un projet remis en cause

Fin octobre 2013, le groupe annonçait vouloir concentrer en 2016 l’essentiel de sa production sur un nouveau site, à Domagné (près de Vitré) regroupant environ 1 000 salariés. Dans ce scénario, l'usine de Vitré devait fermer et à Rennes seule l’activité «anti-vibratoire» conservée avec 400 personnels.
Mais en janvier dernier, le projet est remis en cause par la direction. Selon elle, les perspectives d'activité d'ici 2019 sont à la baisse, ce qui l'oblige à repenser le projet faute de disposer d'un carnet de commandes suffisamment rempli pour les années à venir. 

Pour Bernard Langevin, le porte-parole de l'intersyndicale, la réorganisation engagée risque d'entraîner la disparition d'au moins 300 emplois à Rennes, une partie de la production de caoutchouc étant délocalisée en Pologne. L'usine polonaise est un site similaire à celui de Rennes mais les coûts de la main d'oeuvre y sont moins élevés qu'en France.

La CGT affirme que la direction a annoncé le 12 juin dernier, lors du CCE, la vente des terrains de l'ex Barre Thomas au plus tôt mi 2016, et que selon les sources du syndicat "les terrains seraient déjà préemptés et donc très courtisés par des promoteurs immobiliers. La situation géographique proche du stade et en entrée de ville fait que les 25 hectares ont une valeur spéculative importante".

Une rencontre avec la direction

Dans leur courrier, les syndicats demandent à rencontrer le directeur de CS France au plus tard le 15 septembre, pour clarifier la situation et obtenir des garanties pour l’emploi. Ils sollicitent aussi la tenue d’un CCE au plus tard le 2 octobre.
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