Les bretons dans la Grande Guerre : à l’arrière (3/5)

Loin du front, la Bretagne est paradoxalement en première ligne. C'est dans la région que les alliés débarquent le matériel et les hommes indispensables à l'effort de guerre, alors que les sous-marins allemands rôdent dans les eaux bretonnes. Sur terre, il faut pallier à l'absence des hommes.

Par Emilie Colin

Pendant la première guerre mondiale, le territoire breton est fortement impacté. Même si loin du front, la région souffre de la guerre. Sur terre, il faut pallier à l'absence des hommes, faire face aux réquisitions, accueillir de nouvelles populations. La Bretagne accueille par exemple une quinzaine de régiments qui ont dû être déplacés du Nord de la France et de Belgique. A partir de la 1917, l'arrivée des Américains va révolutionner le quotidien des Brestois.

Une vie quotidienne chamboulée, marquée par le deuil.

Les hommes sont au front. Les femmes prennent alors leur place comme dans les usines de munitions à Brest, Lorient ou Rennes. C'est de là que vient leur nom : les munitionnettes. Le glas sonne tout le temps, dès qu’un soldat est tué. On célèbre un office funèbre, mais en l’absence du corps resté sur le front. Dans les esprits c'est l'inquiétude permanente : qui sera le prochain ?

Dans les écoles, on tricote des vêtements chauds. Partout sur le territoire des hôpitaux sont établis pour les blessés : dans les établissements scolaires, dans les couvents , des hôtels de plage… Les agriculteurs doivent participer eux-aussi à l'effort de guerre. Leurs fermes ou bêtes sont réquisitionnées. La population est invitée à donner son or à l'armée.

Les bretons dans la Grande Guerre : à l’arrière (3/5)
B . Le Vaillant, M. Tregouet, T. Descamps

 

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