Abattoirs AIM: près de 500 salariés rassemblés devant le tribunal de Coutances

Plusieurs centaines de salariés des abattoirs AIM se sont rassemblés mardi matin devant le tribunal de commerce de Coutances (Manche) alors que s'est ouverte peu après 11H une audience consacrée au dépôt de bilan de la société qui emploie 600 personnes.

Les belles histoires du dimanche
Découvrez des récits inspirants de solidarité et d'altruisme, et partez à la rencontre de la générosité. Émotions garanties chaque dimanche !
France Télévisions utilise votre adresse e-mail afin de vous envoyer la newsletter "Les belles histoires du dimanche". Vous pouvez vous désinscrire à tout moment via le lien en bas de cette newsletter. Notre politique de confidentialité
Les 180 salariés de l'établissement d'Antrain (179 salariés), en Ille-et-Vilaine, sont arrivés en car vers 10h30 à Coutances, rejoignant ceux du siège de Sainte-Cécile (Manche) qui regroupe l'essentiel des salariés des Abattoirs industriels de la Manche (AIM).

Au son de cornes de brume et scandant "Gouhier, démission" (le nom du directeur des AIM - ndlr), les manifestants, au nombre de 300 selon la police, 500 selon la CFDT, étaient regroupés derrière une banderole proclamant "AIM veut vivre, les emplois c'est possible". "Salariés AIM, on a faim", "Ouvriers en colère, le combat commence", pouvait-on lire sur d'autres calicots présents dans le rassemblement appelés par les syndicats CGT, CFDT et CFE-CGC des abattoirs AIM.

Un groupe d'une dizaine de fonctionnaires des services vétérinaires, appelés à intervenir régulièrement dans les établissements du groupe, participait également à la manifestation, de même qu'une dizaine d'élus locaux maires de petites communes, craignant pour les emplois.

Les syndicats redoutent à moyen terme un scénario similaire à celui de leur concurrent breton GAD SAS dont les effectifs ont drastiquement chuté, passant de 1.700 salariés mi- 2013 à la promesse en octobre 2014 d'en maintenir 530 sur 755 dans le seul abattoir restant du groupe, à Josselin (Morbihan) racheté par la SVA Jean Rozé, filiale d'Intermarché.