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Loi Macron : les notaires bretons alertent sur de très nombreux licenciements

Près de 1000 notaires et clercs ont défilé ce vendredi 21/11/2014 dans les rues de Brest / © C. Polet
Près de 1000 notaires et clercs ont défilé ce vendredi 21/11/2014 dans les rues de Brest / © C. Polet

La réforme des professions réglementées, si elle est adoptée en l'état, se traduira par un millier de licenciements chez les notaires en Bretagne, a averti lundi le Conseil régional des notaires, mettant en garde contre la disparition d'un tiers des études.

Par TP avecAFP

Dès son entrée en vigueur, la loi Macron entraînera très rapidement "le licenciement de 1.000 salariés en Bretagne", a déclaré lors d'une conférence de presse Bernard Drouvin, le président du Conseil régional des notaires de la cour d'appel de Rennes, qui englobe les quatre départements bretons plus la Loire-Atlantique.

Un cinquième des emplois

Ce chiffre correspond à la suppression d'un cinquième des 5.000 emplois que représente la profession notariale dans la zone, a-t-il dit, expliquant que la baisse des charges salariales serait la seule réponse possible à la baisse de 20% du chiffre d'affaires attendue pour les études existantes.

La réforme "va créer beaucoup de notaires, on est d'accord, mais elle va en faire disparaître aussi beaucoup", a-t-il déclaré, sans écarter la possibilité que d'ici un ou deux ans, "le notariat redémarre ou réembauche""Entre un tiers et un quart d'entre nous vont disparaître", a estimé de son côté Philippe Gautier, délégué régional à la communication du Conseil. Les cinq départements comptent actuellement 732 notaires répartis entre 370 études.

Disparition d'études en zone rurale

"Le maillage ne sera plus comme il est", a averti Bernard Drouvin. Les notaires ont souligné que leur profession est très présente dans les territoires bretons, où aucune étude ne se trouve à plus de 15 km d'une concurrente et où les notaires jouent encore souvent le rôle d'agents immobiliers. Mais les petites études en zone rurale risquent de disparaître au profit des grandes études actives dans les principales villes, ont-ils averti.

M. Drouvin a déploré que les amendements proposés par la profession au projet de loi Macron aient été repoussés lors de la discussion en commission la semaine dernière à l'Assemblée nationale.

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