A Saint-Brigitte, l'antenne-relais de téléphonie divise le village

A Sainte-Brigitte dans le Morbihan, l'implantation d'une antenne 4G divise. Le conseil municipal a donc décidé de questionner la population de ce village de 185 habitants. Le résultat de l'enquête sera transmis à la sous-préfecture, mais ne restera que consultatif.

"Vous voyez là je n’ai pas de réseau !". Assis à son bureau, Stéphane du Pontavice, maire de Sainte-Brigitte dans le Morbihan regarde son téléphone portable : "Une barre, ça ne passe pas ! C’est le cas dans presque tout le village, les gens n’ont pas du tout de réseau."

Sainte-Brigitte en centre-Bretagne fait partie de ces zones blanches auxquelles l’Etat a promis des implantations d’antennes 4 ou 5G pour un meilleur accès au réseau de téléphonie mobile et internet.

Oui, mais voilà. Si l’installation d’antennes relais réjouit certains des 185 habitants de la commune, elle en inquiète d’autres.

Je suis un peu pour, un peu contre.

Beverly Gomba

Sur la place du village, Beverly Gomba se promène avec sa fille. Le cœur de cette Brigittoise balance : "Je suis un peu pour, un peu contre. On est déjà entourés d’ondes. On est dans un cadre de vie naturel. Et puis, il y a des personnes électrosensibles…"

Jean-Pierre Lang, propriétaire de chambres d'hôtes, lui se réjouit : "Pour nous, l’absence de réseau est une catastrophe. Les gens ne peuvent plus communiquer avec leur famille, ils n’ont pas internet !"

Emplacement choisi par l'opérateur

L’opérateur a déjà défini l’emplacement de l’antenne. C’est un champ, près d’une route qui répond au mieux au cahier des charges techniques. Mais les premières maisons ne se situent qu’à 150 mètres.

On souhaite que le peuple soit souverain.

Charlotte Depaepe, 3è adjointe à la mairie de Sainte-Brigitte.

Anne Le Borgne, première adjointe, s’interroge : "Cette antenne ne va pas satisfaire tous nos besoins. Le site qu’on nous propose ne couvre pas l’intégralité de la commune et à l’inverse, c’est proche de maisons qui n’en veulent pas donc ça me pose un problème."

Devant ce dilemme, le conseil municipal, lui-même divisé sur l’implantation de cette antenne relais, a décidé de consulter la population. "On souhaite que le peuple soit souverain", confirme Charlotte Depaepe, 3è adjointe.

La mairie enverra des questionnaires aux habitants dès la deuxième quinzaine d’octobre. Leurs réponses seront ensuite transmises à la sous-préfecture. Mais cet avis reste uniquement consultatif.

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