Pour passer à l'élevage bio, rien de mieux qu'un retour d'expérience

Entre les conversions et les installations, les fermes bio essaiment chaque année en Bretagne. Pour convaincre de nouveaux aspirants, les agriculteurs biologiques proposent des visites à la ferme, histoire de partager leurs expériences. Rencontre avec Pierre Cosnet, éleveur de poules pondeuses bio.

Ils sont venus chercher des réponses avant de se lancer dans l'élevage de poules pondeuses bio. Toutes et tous candidats à l'installation en agriculture biologique. Quelles sont les normes d'élevage réglementaires ? Les enjeux, les risques ? Pierre Cosnet, éleveur à Lalleu en Ille-et-Vilaine, partage son expérience. Il leur raconte les succès et les galères qu'il traverse depuis dix ans. 

Agriculteur, c'est un métier difficile. On s'adapte à la nature, à la vie des poules. C'est 7 jours sur 7. Mais j'ai trouvé un certain confort de vie, j'ai pu inscrire ma vie de famille au cœur de mon activité

Pierre Cosnet, éleveur de poules pondeuses bio

Des échanges fructueux avec les futur(e)s éleveurs et éleveuses qui mesurent les possibles difficultés et les écueils à éviter.
 

Encourager de nouvelles vocations

L'ambition de ces rencontres sur le terrain est de montrer concrètement comment fonctionne une ferme bio aux porteurs de projets. Et surtout d'encourager les nouvelles vocations. Pour Agrobio 35, l'agriculture biologique est une solution durable pour la reconquête de la qualité de l'eau. Une réponse aux problèmes de pollution de l'eau qui durent depuis cinquante ans en Bretagne.

En 2019, le cheptel de poules pondeuses bio a bondi de près de 20 % en Bretagne. Pour autant, les gallinacés biologiques ne représentent que 12 % des poules pondeuses de la région. 


Des horizons ouverts pour les porteurs de projets

"Il y a de la place pour des projets à taille humaine, économiquement viables. Des fermes qui permettent de respecter à la fois l'homme et les animaux. J'ai vraiment envie qu'il y ait d'autres jeunes qui s'installent pour répondre aux demandes pressantes des consommateurs qui veulent avoir des produits locaux" précise Pierre Cosnet. 

D'ici dix ans, 50 % des agriculteurs bio et conventionnels confondus doivent partir en retraite. De quoi favoriser les nouvelles installations. 

 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
agriculture économie agriculture bio nature alimentation société