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Algues vertes: un nouveau plan de lutte attendu pour prolonger l'action

Un deuxième plan de lutte contre les algues vertes sur les côtes bretonnes succèdera au premier pour la période 2017-2021, a annoncé jeudi le préfet de Bretagne Christophe Mirmand.
 Ramassage des algues vertes sur la plage de Saint Michel en Grève.
Ramassage des algues vertes sur la plage de Saint Michel en Grève. © Maxppp
"Les résultats du premier plan témoignent d'une amélioration très significative de la situation qui se voit dans l'évolution des quantités d'algues vertes dans les baies touchées par les marées", a souligné le préfet à l'issue d'une réunion du comité régional de suivi du plan de lutte contre les algues vertes.

Moins d'azote, mais toujours trop d'algues


La baie de Saint-Brieuc, l'une des premières à s'être engagée dans la lutte contre le phénomène, a ainsi enregistré un recul significatif, selon Jean-Luc Barbo, président de la commission locale de l'eau. "Dans les années 2000, nous avions 2 400 tonnes de flux d'azote dans la baie, aujourd'hui nous en avons 1 550 tonnes et nous tablons sur 850 tonnes en 2027", témoigne-t-il. Mais si "la qualité de l'eau s'améliore, les échouages d'algues vertes ne sont pas pour l'instant en voie d'être réduits de manière durable", souligne un communiqué conjoint de la préfecture et du conseil régional.

Un deuxième plan nécéssaire


Après une année de transition, un deuxième plan pour 2017-2021 s'avère donc nécessaire, a confirmé Christophe Mirmand, précisant que la priorité allait toujours aux "mesures préventives", à savoir les flux d'azote de l'eau des rivières vers les côtes, sans "rien retirer de la nécessité de contribuer à la mise en oeuvre des mesures d'enlèvement des algues". "Les 2/3 des 3 000 agriculteurs des bassins versants des baies algues vertes (représentant 75% de la SAU – surface agricole utilisée) se sont engagés dans la lutte contre les algues vertes. Cela s’est traduit par une très forte dynamique de contractualisation des MAEC (mesures agroenvironnementales et climatiques) à partir de 2015. Il faut maintenant capitaliser sur le travail engagé et le prolonger".

134 millions d'euros pour le premier plan 2010-2015


Lancé en 2010 et doté d'une enveloppe de 134 millions d'euros sur cinq ans, dont 93 millions ont effectivement été engagés dans les huit baies concernées, le plan de lutte contre les algues vertes prévoit l'organisation du ramassage et le traitement des algues qui apparaissent tous les ans. "L'objectif du plan numéro 2 est de ne pas baisser la garde et de reconduire un dispositif (financier, NDLR) d'ampleur comparable", a précisé le préfet Christophe Mirmand, ajoutant qu'un bilan consolidé du premier plan sera présenté à la fin de l'année.
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