Annonces Macron. Les discothèques toujours fermées après le 30 juin : "C'est une volonté de détruire le métier"

Amertume et sentiment d'injustice chez les patrons de discothèques après le détail du calendrier de déconfinement prévu par Emmanuel Macron. Ils ne comprennent pas pourquoi, alors que l'étau va se desserrer dans de nombreux secteurs, ils sont à nouveau exclus. La profession est désemparée.

Les propriétaires du Missyl ont placardé des affiches d'eux, couchés dans des cercueils, mi-juillet à Pontivy.
Les propriétaires du Missyl ont placardé des affiches d'eux, couchés dans des cercueils, mi-juillet à Pontivy. © K. Veillard / France Télévisions

"C'est pathétique, ça me dépasse, tout est désorganisé, le monde de la nuit est en péril, on n'y comprend plus rien !" Ainsi commente sous couvert de l'anonymat un patron de boite de nuit breton, qui souhaite à peine répondre à nos questions, tant il est écoeuré.

Voilà plus d'un an que ces établissements de nuit sont privés de clientèle en raison de la pandémie. Et l'embellie n'est pas pour demain pour leurs propriétaires.
 

Entre sentiment d'injustice et désespoir !

Eric Moro, gérant du Paradisio de Quéven dans les Côtes-d'Armor veut pourtant y croire encore : " J'espère que ça va changer. Emmanuel Macron va être obligé de lâcher du lest. Ce n'est pas logique que les bars puissent ouvrir jusqu'à 23 heures dès le 9 juin et pas nous, alors que nos établissements sont ventilés pour recevoir du public." Il cite aussi les casinos, dans la même catégorie du registre commercial que les discothèques, qui eux auront le feu vert. "C'est une volonté de détruire le métier", ajoute t-il en colère.

Régis Toutain, co-gérant de la discothèque "le Missyl" à Pontivy et Président de la branche "bars de nuit et discothèque" de l’Union des métiers et des industries hôtelières du Morbihan (UMIH 56) a lui aussi du mal à digérer l'annonce, même s'il s'était déjà préparé à une réouverture plutôt en septembre. 


À quand la vaccination de la clientèle jeune?

Mais il s'inquiète du calendrier des vaccinations, des vaccins qui ne seront pas forcément accessibles à sa clientèle jeune et des retards du fait des vacances d'été. Un vaccin qui resterait le meilleur sésame pour la réouverture des boites de nuit. 

Et surtout il interpelle le Gouvernement : "En septembre, cela fera près de deux ans que ça dure. Les emprunts et les dettes s'accumulent malgré les aides et les reports de charge. Quelles solutions on va nous apporter? 

 

 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
covid-19 société économie déconfinement loisirs sorties et loisirs