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Brexit : les ports bretons intégrés dans le nouveau tracé des corridors maritimes

Le port de Brest (ici) mais aussi ceux de Roscoff et Saint-Malo réintégrés dans le dispositif européen / © Eugène Le Droff/PHOTOPQR/LE TELEGRAMME
Le port de Brest (ici) mais aussi ceux de Roscoff et Saint-Malo réintégrés dans le dispositif européen / © Eugène Le Droff/PHOTOPQR/LE TELEGRAMME

En novembre dernier la Commission européenne avait proposé un nouveau tracé des corridors maritimes pour préparer le brexit, excluant les ports français. Même les ports bretons pourtant proches de l'Irlande étaient exclus. Aujourd'hui Saint-Malo, Roscoff et Brest retrouvent place dans le dispositif.

Par Marc-André Mouchère

Aujourd’hui, la commission des transports du Parlement européen a voté en faveur du projet de règlement sur le Mécanisme pour l’interconnexion en Europe qui prévoit le retrait du Royaume-Uni de l’Union. Ce règlement dessine un nouveau tracé des corridors maritimes afin d’établir des liaisons directes entre les côtes irlandaises et le continent européen si le Brexit aboutit.

 

Enjeu majeur : les financements de l'Europe


Dans un communiqué paru ce jeudi, le député européen Alain Cadec (Parti Populaire Européen) précise : « En supprimant toute liaison entre l’Irlande et la France, la Commission privait également les ports des possibilités de financements. L’exclusion des ports d’un partenaire essentiel comme la France était un véritable non-sens que l’on devait corriger au plus vite. »  En effet les ports inclus dans les corridors identifiés par l'UE bénéficient de fonds européens supplémentaires.

« Les ports de Brest, de Roscoff et de Saint-Malo mais également ceux de Cherbourg, du Havre, de Dunkerque et de Nantes sont désormais pleinement intégrés dans le nouveau tracé, offrant ainsi à l’Irlande un accès direct au cœur de l’Europe et à la façade atlantique. »

Comme le rapporte l'AFP, la député européenne Karima Delli (Europe Écologie Les Verts) décrit la situation :
"Nous avons deux urgences: celle d'assurer la continuité des transports de marchandises et de passagers avec l'Irlande, et celle d'adapter les ports et littoraux de la Manche - Mer du Nord à accueillir une nouvelle frontière extérieure", une fois le Royaume-Uni devenu un pays tiers.
  
L'avenir des ports de Calais et Dunkerque, dont le trafic est totalement tourné vers le Royaume-Uni, est appelé à évoluer avec le Brexit. Ils "devront engager de très lourds investissements s'ils venaient à devenir des ports de commerce international", a averti Mme Delli.
    
Son collègue au sein de la commission Transports, Renaud Muselier (PPE) a salué une "victoire" pour les ports français.
    "Ce sont 24 milliards d'euros qui étaient en jeu pour nos acteurs portuaires français sur la période 2014-2020. En excluant les ports français des façades Atlantique et Mer du Nord des nouveaux tracés post-Brexit, la Commission commettait une faute politique et économique au détriment de la connectivité de l'Irlande et de l'économie portuaire européenne dans son ensemble", a-t-il réagi dans un communiqué.

 

Dernière étape : la décision du Conseil


 Alain Cadec conclut ainsi : « J'appelle le Conseil à travailler de concert avec le Parlement européen et afin que nous soyons parés pour la sortie imminente du Royaume-Uni et puissions apporter plus de visibilité et de sécurité aux grands acteurs portuaires européens. »

La position votée par la Commission Transport sera celle défendue par le Parlement lors des négociations à venir avec le Conseil de l'UE (les Etats membres) pour trouver un texte de compromis.
 

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