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Brexit : quelles conséquences pour la Brittany Ferries ?

Le port de Roscoff (29) / © C. Polet
Le port de Roscoff (29) / © C. Polet

La compagnie maritime Brittany Ferries est sans doute parmi les entreprises bretonnes les plus concernées par le Brexit. Avec ses multiples liaisons entre le vieux continent et les îles anglo-saxones, sa clientèle est essentiellement britannique et son chiffre d'affaires à 80% en livres sterling.

Par Thierry Peigné avec Catherine Aubaile

Ce vendredi, alors que nos voisins d'Outre-Manche choisissaient de sortir de l'Union Européenne, Jean-Marc Roué, le président du conseil de surveillance de Brittany Ferries, ne désirait pas répondre à nos questions sur les conséquences possibles de ce Brexit sur l'activité de la société finistèrienne.

80% des recettes en livres sterlings

Chaque année, la compagnie maritime transporte 2,5 millions de passagersune clientèle à 80% britannique (2 millions de voyageurs) qui paye donc en livres sterling. Mais la société ayant son siège à Roscoff, la majeur partie de ses dépenses est en euros. C'est pourquoi la compagnie est particulièrement sensible aux fluctuations du taux de change. Et lorsque la livre est faible, les recettes baissent mécaniquement.

En 2012, une baisse de la monnaie britannique avait provoqué de graves difficultés financières à la compagnie, la conduisant à revenir sur des acquis sociaux. Pour les semaines et les mois à venir, c'est donc la chute de la livre qui inquiète les 2 500 salariés.
Les inquiétudes de la Brittany Ferries suite au Brexit
La compagnie maritime Brittany Ferries est sans doute parmi les entreprises bretonnes les plus concernées par le Brexit. Avec ses multiples liaisons entre le vieux continent et les îles anglo-saxones, sa clientèle est essentiellement britannique et son chiffre d'affaires à 80% en livres sterling. Lieu : Roscoff (29) - Jean-Christophe Glidic, secrétaire CFDT du Comité d'entreprise - Jean-Paul Corbel, CFDT Brittany Ferries - Reportage : C. Aubaile - C. Polet

Une désaffection de la clientèle britannique ?

L'autre crainte est de voir une désaffection à long terme de la clientèle anglo-saxone, provoquée par une baisse durable de la livre. Une dévaluation qui aurait pour conséquence une perte de pouvoir d'achat des Britanniques. Cette clientèle british pourrait alors limiter ses traversées et séjours en France et principalement dans l'Ouest qu'elle affectionne.  

Un risque de désaffection, qui du coté de la Brittany Ferries, n'est pas redouté dans l'immédiat. Les traversées sont déjà largement réservées jusqu'au mois d'octobre.


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