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Centenaire 14-18 : Vivien Blandin, un collectionneur qui honore la Mémoire des Poilus

Vivien Blandin en uniforme dans une école. / © Thierry Bréhier
Vivien Blandin en uniforme dans une école. / © Thierry Bréhier

Vivien est passionné par la Première Guerre Mondiale. Il s'est lancé dans une collecte impressionnante d'objets ayant appartenu aux combattants anonymes pris dans le fléau de ce début de siècle. Il partage ces trésors dans les écoles pour enseigner ce drame aux jeunes générations.

Par Thierry Bréhier

C’est la lecture au collège de « Ceux de 14 » de Maurice Genevoix, qui va déclencher chez Vivien Blandin une passion dévorante pour l’histoire de la guerre 14-18 et de ses Poilus.
Il va alors lire tout ce qui a trait au terrible conflit, sensible au patriotisme, à l’abnégation, au sens du devoir, mais aussi aux terribles souffrances endurées par ces hommes.
 

Viven est sensible au profil de chaque soldat impliqué dans la guerre.


Vivien va alors commencer une incroyable collection des objets les plus divers, des armes, des uniformes, du matériel médical, ou peut-être surtout, de simples effets personnels des Poilus.
A travers ces objets, il cherche la petite histoire individuelle, celle qui raconte la grande, collective, pour rendre hommage aux Poilus, et pour que leur sacrifice, leur calvaire, ne sombre pas aux oubliettes.
 

Vivien s'intéresse aussi à l'art des tranchées


Vivien va lui-même chercher dans les sites historiques des combats, sans intention de commerce comme beaucoup de supposés collectionneurs, plus intéressés par les bénéfices que par l’intérêt historique.
Une quête par ailleurs dangereuse, certainement pas pour tous publics : les terrains sont escarpés, et surtout, ils sont encore truffés de nombreux obus, mines ou grenades non encore explosées, mais toujours redoutables entre des mains non averties.
 

Vivien à la recherche d'objets dans la forêt d'Argonne

 

Un gendarme qui honore ses aïeux militaires

Vivien Blandin rapporte ensuite ses trouvailles à Rennes, dans des locaux prêtés par la gendarmerie rennaise. Depuis les déterminantes lectures de l’adolescence, il est en effet devenu gendarme, et sa hiérarchie a souhaité l’aider dans sa démarche de mémoire.
Là, il répare, soigne, entretient, met en valeur, et se prépare à la seconde phase de sa collection : la transmission.
 

Vivien intervient dans les écoles pour partager son savoir



Vivien Blandin organise des expositions et intervient dans les écoles auprès des plus jeunes, dont il sait capturer l’attention par des explications historiques simples.
Surtout il leur présente et leur explique ces objets d’époque, évocateurs parce qu’authentiques, les armes, mais aussi le lourd sac à dos, la gamelle, la pelle, et les autres outils ou ustensiles collectifs que chacun se devait de porter à son tour.

Ou encore le petit pain, conservé sous vide depuis un siècle maintenant, ou l’œil de verre et la prothèse venus remplacer un œil ou une jambe perdus au combat.
Dans ces présentations au public, il est un seul objet contemporain utilisé par Vivien Blandin : parce qu’il ne s’estimerait pas légitime à porter un authentique uniforme de Poilu, il a lui-même confectionné son « bleu horizon », qu’il porte devant les enfants ou dans ses expositions.
 

 

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