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Une association bretonne dénonce un “scandaleux cadeau” de l'État à Variscan

La société australienne Variscan étudie plusieurs projets de mines en Bretagne. Dans la région, des manifestations ont eu lieu pour s'y opposer comme ici, à Gurunhuel, dans les Côtes-d'Armor. / © PHOTOPQR/LE TELEGRAMME/MAXPPP
La société australienne Variscan étudie plusieurs projets de mines en Bretagne. Dans la région, des manifestations ont eu lieu pour s'y opposer comme ici, à Gurunhuel, dans les Côtes-d'Armor. / © PHOTOPQR/LE TELEGRAMME/MAXPPP

Vigil'Oust Merléac, opposante au projet minier des Côtes-d'Armor, dénonce le "cadeau de Noël offert à Variscan par l'État français". Le géant australien compte plusieurs permis de recherche en Bretagne. L'association soupçonne l'État de vouloir soutenir "la relance de l'activité minière en France".

Par Jeanne Travers

"L'État entérine sa volonté de relancer l'activité minière en France et ne remet pas en cause les Permis miniers octroyés entre 2013 et 2016 dans des conditions inacceptables", dénonce Vigil'Oust Merléac. Cette association bretonne s'oppose au projet de mine à Merléac, dans les Côtes-d'Armor. Actuellement, le géant australien Variscan étudie plusieurs sites pour l'implantation de mines notamment dans la région Bretagne.


Ce mardi, l'association dénonce en effet un "scandaleux cadeau de Noël" de l'État français à Variscan mines, s'élevant à 760 000 euros. En novembre dernier, le groupe se félicitait en effet dans un communiqué avoir perçu 260 000 euros de Crédit d'impôts recherche (CIR) pour ses prospections réalisées entre 2014 et 2015 sur le sol français. Notamment dans la région Bretagne, où trois permis exclusifs de recherche ont été accordés dans les Côtes-d'Armor et le Morbihan.

Si les réunions interministérielles promises n'ont pas eu lieues c'est que l'État a bel et bien décidé d'accompagner et de soutenir la relance de l'activité minière en France", estime l'association.


"La pilule a du mal à passer"


Début novembre, le groupe se félicitait en effet dans un communiqué du soutien "du régime fiscal français" : "Nous avons fait de réels progrès dans l'avancée de la compréhension géologique et scientifique de notre projet. Un environnment plus permissif va permettre l'accélération de notre travail, dans l'intérêt de tous les acteurs". Une demande est en cours pour l'année 2016.

"La pilule a du mal à passer", déclare de son côté l'association Vigil'Oust Merléac. "Plus que jamais, ces permis miniers doivent être abrogés et c'est un préalable nécessaire avant toute réforme du code minier, annoncée par le gouvernement pour 2018", estime-t-elle.



 

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