Coupe de la Ligue: Guingamp, rendez-vous en terrain connu

Le joueur du Gazelec Ajaccio Issiar Dia associé au Guingampais Sloan Privat / © PASCAL POCHARD CASABIANCA / AFP
Le joueur du Gazelec Ajaccio Issiar Dia associé au Guingampais Sloan Privat / © PASCAL POCHARD CASABIANCA / AFP

La Coupe de la Ligue arrive à point nommé pour Guingamp, à la peine en championnat, mais toujours à l'aise dans les épreuves à élimination directe, même si le 8e de finale mardi lui offre Nice comme adversaire. 

Par AFP

"On est dans une période difficile car rien ne sourit". Cette phrase aux accents funestes, prononcée après la défaite (2-1) à Montpellier, samedi, par l'entraîneur Jocelyn Gourvennec, résume bien la morosité du climat à Guingamp, qui n'est pas dû, loin s'en faut, qu'à la météo saisonnière.

Le technicien a eu beau immédiatement ajouter "mais je suis très positif au regard du comportement et de l'état d'esprit. On ne lâche pas, on va revenir", depuis quelques semaines, son équipe patine. Sur les douze derniers matches de championnat, l'En-Avant n'a pris que 10 points, avec deux victoires, quatre nuls et six défaites, dont les quatre dernières de rang.

18e avec 19 points

Cette situation n'a rien d'une nouveauté pour les Rouge et Noir, habitués à devoir lutter pour conserver leur statut de sympathique anomalie dans l'élite du football français. Mais Guingamp a des lacunes et il le sait. "On n'est pas aveugle, il y a des choses à améliorer évidemment. (Il faut) qu'on soit meilleur dans notre jeu d'attaque", avait précisé Gourvennec dès avant Montpellier.

Contrairement à l'an dernier, Guingamp ne donne plus l'impression d'être en mesure de marquer à tout moment et de bousculer les gros.

Chamboulement offensif

Quand on perd Claudio Beauvue et Christophe Mandanne, soit 28 buts à eux deux, et les pourvoyeurs de ballons qu'étaient Jérémy Pied, Sambou Yatabaré ou Sylvain Marveaux, on mesure l'ampleur du chantier qui attendait Guingamp pour reconstruire son secteur offensif. Avec Nicolas Bénézet, Sloan Privat et Jimmy Briand, auxquels on peut ajouter l'émergence de Marcus Coco et de Yannis Salibur, l'effectif n'a pas régressé qualitativement, mais les automatismes restent perfectibles.

Le huitième de finale de Coupe de la Ligue mardi contre Nice offre donc à Guingamp une belle occasion de se relancer, dans un format de compétition qui lui convient mieux, car l'EAG y oublie certains "complexes" dénoncés par son entraîneur il y a quelques jours.

Quart de finaliste de l'épreuve l'an passé et demi-finaliste de la Coupe de France, sans oublier évidemment la victoire dans cette dernière épreuve en 2014, l'En-Avant aime ces matches couperets. En seizième de finale, il était allé chercher sa qualification en deux temps, le premier match ayant été interrompu par les intempéries et rejoué en intégralité, lors de la prolongation contre le Gazélec à Ajaccio (1-0), un déplacement qui est tout sauf un voyage d'agrément.

En face d'eux, ils auront une équipe niçoise qui a eu beaucoup de réussite lors de sa qualification à Caen (2-1) au tour précédent et qui n'est pas non plus au mieux en championnat, avec deux nuls et deux défaites lors des quatre derniers matches.

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