Usine de masques près de Guingamp: 10 000 parts à 50 euros pour les citoyens bretons

La production de la "Coop des masques" devrait démarrer en novembre. L'usine verra le jour à Grâces, près de Guingamp. Elle pourrait sortir chaque année 30 à 45 millions de masques sanitaires. Les citoyens bretons sont eux aussi appelés à y investir. Avec des parts à 50 euros. 

La "Coop des masques" s'implantera sur l'ancien site d'Alcatel à Grâces près de Guingamp
La "Coop des masques" s'implantera sur l'ancien site d'Alcatel à Grâces près de Guingamp © L. Agorram
Le projet de "Coop des masques" envisage de démarrer sa production en novembre. Le site, qui verra le jour sur l'ancien site d'Alcatel à Grâces, près de Guingamp, vise une capacité de plus de 30 millions de masques sanitaires par an, ont annoncé ce vendredi la Région et le Département des Côtes d'Armor
           
Les présidents de la région Bretagne, Loïg Chesnais-Girard, et du département des Côtes-d'Armor, Alain Cadec, ont précisé les contours de la future usine bretonne. Elle aura un statut de société coopérative d'intérêt collectif (SCIC).


Appel au citoyens bretons, avec des parts à 50 euros 



Le projet est piloté par l'ancien élu régional et secrétaire d'état Guy Hascoët. Missionné par la Région, il veut "répondre aux besoins courants des professionnels bretons des secteurs de la santé, du médico-social ou encore de l'agroalimentaire"

Plusieurs acteurs, notamment hospitaliers et médico-sociaux, ont rejoint le projet qui est aussi ouvert aux citoyens qui souhaiteraient participer à son financement.
           

ITV Guy Hascoët, qui pilote le projet, et Loïg Chesnais-Girard, président de région  


30 à 45 millions de masques, une trentaine d'emplois



La future usine vise une production de 30 à 45 millions d'unités de masques chirurgicaux et FFP2 par an pour un chiffre d'affaires de 10 à 15 millions d'euros, avec à la clé, une trentaine d'emplois créés.
Mis en lumière par la pénurie en France pendant l'épidémie de Covid-19, le projet prévoit plusieurs millions d'euros d'investissement, notamment pour l'achat de machines. Il est soutenu par la région Bretagne et le département qui se prononceront ce mois-ci sur des participations de 200.000 et 50.000 euros.
           
Le projet avait été démarré en mars avec un petit groupe d'anciens salariés de l'usine Spérian de Plaintel dans les Côtes-d'Armor, fermée par le groupe américain Honeywell en 2018. 
           
Les réactions dans la commune de Grâces.
Reportage de L.Agorram, et V. Bars 
  

Loïg Chesnais-Girard : "ce projet ne disqualifie pas les autres"



"La Bretagne pourra acheter des masques pour ses besoins propres. Il est important que l'on soit à bord. Ce projet ne disqualifie pas les projets qui se montent sur le territoire", a souligné le président de Région.
           
Parmi les autres projets en Bretagne, figure celui de l'homme d'affaires libano-suisse Abdallah Chatila qui a signé en juin une promesse de vente avec le groupe immobilier Bleu Mercure pour 25.000 m² de surface bâtie dans une zone d'activité à Ploufragan, dans les Côtes-d'Armor, où se trouve l'ancienne usine Chaffoteaux-et-Maury, fermée en 2013.
           
L'investisseur envisage d'y créer une usine de masques FFP (1, 2 et 3) et d'équipements de protection sanitaire d'ici fin 2020.
 
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