Lamballe : du sang dans le Gouessant, la Cooperl se veut rassurante

C'est un dysfonctionnement de l'abattoir de Lamballe (22) qui serait à l'origine de la pollution. / © France 3 Bretagne
C'est un dysfonctionnement de l'abattoir de Lamballe (22) qui serait à l'origine de la pollution. / © France 3 Bretagne

Du sang a une nouvelle fois été déversé autour du 8 février dans un cours d'eau qui se jette dans le Gouessant. La Cooperl a reconnu en être à l'origine suite à un dysfonctionnement survenu dans son abattoir de Lamballe. Une pollution, selon elle, sans impact sur l'environnement. 

Par V.Chopin


L'image est saisissante : de l'eau couleur rouge sang a de nouveau coulé dans un affluent du Gouessant sur la commune de Lamballe. Les images mises en ligne jeudi 8 février sur les réseaux sociaux ont ému bien au-delà de la population lamballaise. D'autant que ce n'est pas la première fois que le cours d'eau prend cette couleur anormale.


L'abattoir de la Cooperl a immédiatement reconnu sa responsabilité : "On a une canalisation qui a bouché. Le réseau est monté en charge. Par un phénomène de surverse, c'est passé dans le pluvial." Mais Luc Lanternier, responsable du site de la Cooperl tient aussi à relativiser : "Le sang est un produit très soluble. Il en faut très peu pour colorer beaucoup d'eau."

Cette pollution, qualifiée d'incident, n'est pas la première. En mai 2017, déjà un rejet de même nature avait été constaté sans impact avéré sur le milieu. Dans le voisinage immédiat de l'entreprise, nombreux sont ceux qui dénoncent cependant des problèmes à répétition.

Du côté de la mairie, on veut calmer les passions. Loïc Cauret, le maire de Lamballe semble avoir obtenu des garanties de l'abattoir pour que ce type de désagréments ne se reproduise plus à l'avenir. "Le risque zéro c'est dur car il existe des pressions du milieu et de l'économie. À la population, je dis "nous avons besoin de l'agroalimentaire (...) et et aux entreprises, qu'il faut faire attention au quotidien des gens !"

Contrairement aux dires de la Cooperl, les services de l'Etat affirment, eux, ne pas avoir été informés de cette pollution accidentelle. C'est pourtant ce qu'exige la loi.



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