Diwan maintient la pression sur le forfait scolaire, à l'issue d'une semaine agitée suite aux propos du ministre

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Ce samedi 25 mai, à l'issue d'une semaine où les propos du ministre de l'Éducation ont provoqué de vives réactions sur l'enseignement immersif, les défenseurs de l'école Diwan se sont mobilisés dans une dizaine de villes en Bretagne. À Lannion, ils étaient une cinquantaine à manifester.

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Ils ont fait entendre leurs voix et leur indignation tout au long de la semaine mais ont tenu à se mobiliser de nouveau ce samedi 25 mai. Que ce soit à Brest, Quimper, Morlaix, Pontivy, Lorient, Rennes, Nantes, Saint-Brieuc, Guingamp où encore à Lannion où ils étaient une cinquantaine, les défenseur des écoles Diwan ont une nouvelle fois condamné les propos du ministre de l'Éducation, Jean-Michel Blanquer.

Ce dernier avait tenu des propos au Sénat en début de semaine qui avaient heurté la communauté et les parents d'élèves de Diwan. Il avait expliqué que "l'immersif est l’unilinguisme puisque ce qu’on met derrière la notion de maternelle immersive, c’est le fait que les enfants ne parlent que la langue régionale" et ajouté que "sur le plan pédagogique, il y a une véritable question sur l’immersion." Dans les manifestants présents ce samedi à Lannion, nombreux étaient les parents d'élèves à fustiger encore les propos de Jean-Michel Blanquer, ne comprenant pas "comment un ministre de l'Éducation pouvait dire de telles choses", le soupçonnant de ne pas connaître la pédagogie de l'immersion. Et le déplacement du recteur de l'académie de Rennes au lycée Diwan à Carhaix ainsi que le communiqué du ministre jeudi ne rassurent toujours pas toutes les familles. 
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Parent d'élève Diwan à Lannion
 

Le combat pour le forfait scolaire communal

Lors du débat sur le projet de loi sur l’école qui se déroulait au Sénat, le ministre ne s'était pas positionné en faveur du forfait communal. L'amendement déposé par des sénateurs proposait que les écoles pratiquant l'enseignement immersif comme Diwan soient en partie financées par les communes à travers un "forfait scolaire communal". 

Ce forfait communal correspond à une participation financière des communes pour participer aux dépenses de fonctionnement des établissements privés sous contrat avec l’Etat. Une fois adopté dans le projet de loi, une commune verserait ainsi entre 530 et 1500 euros pour chaque enfant habitant sur son territoire mais allant à l'école dans une autre commune où se trouve l'établissement Diwan. Une contribution indispensable selon Stéphanie Stoll, la présidente de Diwan, car "la moitié des élèves Diwan proviennent d'une commune autre que celle où se situe l'école".
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La présidente de Diwan sur le forfait de scolarité

Dans son communiqué de ce jeudi, le ministre s'est voulu rassurant : "Comme s’y est engagé le Premier ministre, nous soutiendrons les collectivités volontaires pour développer l’enseignement en langue régionale. Cet engagement figure dans le projet de loi pour une école de la confiance qui sera examiné en commission mixte paritaire (CMP) dans le courant du mois de juin."