Tringa, un bateau qui tient la route

Tringa est résolument un véhicule tout terrain. / © Fabrice Leroy
Tringa est résolument un véhicule tout terrain. / © Fabrice Leroy

Il est aussi à l’aise sur mer que sur terre. Tringa est le premier bateau routier à pouvoir circuler sur le bitume. Pour cela il lui suffit de déployer ses roues. De quoi simplifier le quotidien des plaisanciers.

Par Fabrice Leroy

Sur les routes de la côte de granit rose, sa silhouette n’est pas passée inaperçue. Avant de se rendre au Salon nautique de Paris, Tringa s’est offert quelques balades pour assurer sa promotion auprès de clients potentiels.

Après de longues années de mise au point, la société bretonne Tringaboat entre en effet dans la phase de commercialisation de ce projet lancé en 2011.
Il aura fallu toute la ténacité d’un ingénieur costarmoricain, Guirec Daniel, pour en arriver là.
 
Pratique : on peut garer son bateau chez soi sans faire trop de manœuvres / © Fabrice Leroy
Pratique : on peut garer son bateau chez soi sans faire trop de manœuvres / © Fabrice Leroy

 

Homologué pour rouler sur la route

Son idée de départ est toute simple, il la résume d’une jolie formule : transformer en marina le jardin de ceux qui vivent à proximité de la mer.
Pour cela, il fallait créer un bateau capable aussi bien de naviguer que de rouler.
Mais surtout, il fallait convaincre l’administration d’autoriser le nouvel engin à emprunter le réseau routier comme n’importe quel véhicule.

C’est chose faite depuis le début de l’année 2017 avec un nouveau décret, suivi d’un arrêté ministériel, qui concerne la circulation des bateaux amphibies de plaisance ou de sauvetage.
Le Tringa équipé par exemple de feux de position, ou de ceintures de sécurité peut circuler partout, à l’exception tout de même des quatre-voies et des autoroutes.
 

La voie est donc libre pour le Tringa que l’utilisateur peut garer chez lui. Ensuite pour prendre la mer, il ne lui reste qu’à prendre la route.
Nul besoin d’une remorque et d’un attelage. Plus de manœuvres pour charger et décharger le bateau. Pas de mouillage au port.
Il suffit de se mettre au volant et de mettre le cap sur la côte.

Sur terre, la vitesse est limitée à 16 km/h avec un moteur à essence. Une fois en mer, c'est un moteur hors-bord de 150 chevaux qui prend le relais, de quoi atteindre facilement les 30 nœuds.
 

La production va bientôt démarrer dans des ateliers situés sur la zone Pégase de Lannion. Les premiers exemplaires seront livrés l’année prochaine. Il faudra compter près de 100.000 euros pour s’offrir un Tringa.

 

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