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Éolien en mer : le Sénat rejette en bloc l'amendement controversé

Le dépôt de cet amendement avait provoqué une levée de boucliers en Bretagne, Normandie et Pays-de-la-Loire. / © TOBIAS SCHWARZ / AFP
Le dépôt de cet amendement avait provoqué une levée de boucliers en Bretagne, Normandie et Pays-de-la-Loire. / © TOBIAS SCHWARZ / AFP

Un amendement controversé du gouvernement souhaitait permettre la renégociation des tarifs de rachat de l'électricité produite par des parcs éoliens offshore. Il a été rejeté très largement, ce mercredi soir, par le Sénat.

Par Jeanne Travers avec AFP

Il avait été présenté en dernière minute par le gouvernement, dans le cadre de l'examen en première lecture au Sénat du projet de loi État au service d'une société de confiance, déjà adopté à l'Assemblée nationale.

Ce mercredi soir, l'amendement controversé a été rejeté. Il devait donner, selon le secrétaire d'État aux comptes publics Olivier Dussopt, "une base légales à des renégociations avec les lauréats des appels d'offres sur les énergies marines renouvelables pour baisser les tarifs d'achat et permettre de retirer des autorisations administratives en indemnisant le lauréat."


Selon M. Dussopt, les tarifs des appels d'offres actuels sont trop élevés, "jusqu'à cinq fois supérieurs aux tarifs du marché". "Les éoliennes autorisées en 2011 et 2014 coûtent 41 milliards d'euros aux finances publiques sur 20 ans, pour 3 gigawatts seulement", a-t-il ajouté.


"Réunion d'urgence" avec Édouard Philippe


Le dépôt de cet amendement avait provoqué une levée de boucliers en Bretagne, Normandie et Pays-de-la-Loire. Six de ces parcs doivent être construits dans ces trois régions. Ce mercredi, leurs présidents ont demandé "une réunion d'urgence" avec Édouard Philippe. Ils souhaitent exposer au Premier ministre leurs "craintes sur les risques qui pèsent aujourd'hui quant à l'avenir de cette filière stratégique."

On ne peut pas faire confiance en un État qui change de pied", a lancé Bruno Retailleau (LR, Vendée). "Que penser d'un amendement très lourd qui s'exonère des études d'impact au moment où le Premier ministre demande un meilleur travail législatif?.


Plus de 600 millions d'euros d'investissements ont déjà été réalisés par ces trois régions en matière d'infrastructures. Des élus de tous bords ont apporté leur soutien, s'exprimant depuis plusieurs jours contre cet amendement. Ils y voient une menace sur l'avenir de l'éolien en mer.




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