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Saint-Brieuc : vers la fin de l'accompagnement de familles de détenus ?

L'AFDMA située à côté de la prison de Saint-Brieuc, risque de fermer ses portes si l'association ne trouve pas de financement. / © France 3 Bretagne
L'AFDMA située à côté de la prison de Saint-Brieuc, risque de fermer ses portes si l'association ne trouve pas de financement. / © France 3 Bretagne

L'Accueil des Familles de Détenus et de Maisons d'Arrêt (AFDMA) risque de mettre la clé sous la porte. L'association reçoit moins de subventions de l'agglomération et du département, ce qui menace le poste de la salariée à temps plein, et à terme la pérennité de l'association.

Par Alicia Foricher

Le 16 rue la Tullaye fermera-t-il ses portes ? L'association AFMDA qui accueille les proches de détenus à Saint-Brieuc depuis 1991, s'est vu retirer une partie de ses subventions de la part de l'agglomération et du département, 7 800 euros en moins sur un budget de 24 000 euros.  Une situation délicate puisque l'association ne peut plus financer le poste de sa seule salariée à temps plein. Les bénévoles s'inquiètent d'un possible arrêt du collectif.

1/3 du budget en moins


Cette baisse de financement comptabilise près d'un tiers du budget de l'association. Les bénévoles ont la sensation d'être abandonnés, oubliés. "Est-ce que les partenaires ont bien conscience du rôle que l'on a, de l'action qu'on mène au quotidien dans la discrétion ?" s'interroge Jean-Jacques Le Doré, président de l'AFDMA. Un financement participatif a été mis en place. Des dons ont déjà été récoltés, mais ils restent insuffisants


Accompagner les familles dans la discrétion


Monique Cogneau, bénévole de l'AFDMA, rappelle le rôle de l'association : "Nous on ne sait pas pourquoi le détenu est incarcéré et on n'a pas à le savoir. Mais on est attentif à l'inquiétude et le stress des gens qui viennent voir les détenus". Du lundi au samedi, les après-midi, les familles peuvent y faire une halte avant d'aller au parloir. "Cela permet un peu de souffler, de prendre un café et de parler de la pluie et du beau temps quand ils n'ont pas envie de parler de ce qui les préoccupes". Un temps que prend Marie-Claude Simon, mère d'un détenu."Pour moi c'est important, on se pose beaucoup de questions la première fois qu'on vient ici (...) j'espère que cette maison va rester encore longtemps car c'est important".

L'association pour les familles de détenus menacée de fermeture


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