Saint-Brieuc : procès en appel de la femme jugée pour le meurtre d'un proxénète

© AFP - F. Fife
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Laïla Id Yassine sera jugée en appel, pendant une semaine, du 7 au 13 novembre. Elle est accusée d'avoir assassiné Farid Ouzzane, son proxénète, en juin 2011. Condamnée en première instance à 12 ans de réclusion criminelle pour homicide volontaire, elle avait donc décidé de faire appel.

Par Corentin Bélard

La jeune femme de 34 ans n'en a pas fini avec la justice. Accusée d'avoir assassiné son proxénète en juin 2011, elle a fait appel de sa condamnation et son second procès s'ouvre donc demain au tribunal de Saint-Brieuc
Depuis le premier procès en 2016 à Lorient, elle nie toute implication dans cette affaire, d'où sa demande d'appel. 

Rappel des faits

Laïla Id Yassine gérait un salon de massage du 9e arrondissement de Paris, en réalité un salon de prostitution dans lequel travaillait Élodie Le Toullec, une bretonne venue travailler dans le salon pour combler ses dettes.

Le 21 juin 2011, après une dispute, Laïla frappa le proxénète d'un coup de chandelier à la tête, avant de l'étrangler avec un câble, aidée d'Élodie. Une fois le corps dissimulé dans une valise, les deux femmes prirent un taxi pour Lorient où réside le père d'Elodie. Pensant à l'avenir de sa fille, celui-ci, qui comparaissait pour recel de cadavre, emprunta un bateau pour jeter la valise à la mer.
 


Élodie Le Toullec a été condamnée à six ans d'emprisonnement pour complicité d'homicide volontaire.
Le père d'Élodie Le Tellec a quant à lui été condamné à une peine d'un an de prison avec sursis lors du procès de 2016.
 

Une longue enquête

L'affaire remonte au 13 juillet 2011 quand deux plaisanciers repêchent une valise lestée d'haltères, et contenant un cadavre. Un an et demi seront nécessaires pour identifier la victime. Les enquêteurs remontent jusqu'à un appartement parisien, celui de Farid Ouzzane, 55 ans, proxénète.

Cette piste les mène jusqu'à Laïla Id Yassine, qui gérait à Paris le "salon de massage" où le proxénète venait récupérer son dû jusqu'au jour du drame.

 

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