Salmonelle. Le laboratoire de Ploufragan lance une nouvelle unité de recherche sur la sécurité sanitaire des aliments

La Campylobacter ou encore la Salmonelle, récemment découverte dans du chocolat Kinder, sont étudiés à Métabiot, la nouvelle unité de recherche du laboratoire de Ploufragan. C’est ici que seront analysées les maladies transmissibles de l’animal à l’homme.

Des chercheurs de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) et du Conservatoire national des arts et métiers, travaillent depuis février dans une toute nouvelle unité de recherche à Ploufragan. Ces chercheurs traquent, entre autres bactéries à risque pour la santé humaine, la Campylobacter ou encore la Salmonelle récemment découverte dans du chocolat Kinder et des pizzas Buitoni. Il s’agit d’étudier les maladies transmissibles de l’animal à l’homme. 

La première maladie d’origine alimentaire dans le monde

Elle est à l’origine de la plupart des gastro-entérites d’origine bactérienne : la Campylobacter. Une bactérie qui se transmet par la viande de volaille crue. "C’est une bactérie qui provoque la première maladie d’origine alimentaire en Europe, en France et dans le monde, nous explique Marianne Chemaly, Cheffe de l’unité Hygiène et qualité des produits avicoles. Cette bactérie est portée par le tube digestif de l’animal sans provoquer pour autant de maladie à l’animal."

C’est ici à Métabiot, la nouvelle unité de recherche du laboratoire, que la Campylobacter sera élevée et observée avec, entre autres bactéries, la désormais tristement célèbre Salmonelle. Les scientifiques cherchent à savoir pourquoi ces bactéries apparaissent dans les élevages et pourquoi elles atterrissent dans nos assiettes. 

Les échantillons proviennent de porcs et de poulets élevés pour la recherche ou pour l’agroalimentaire. Des prélèvements sont également faits directement dans les usines avec "un petit chiffon stérile qu’on appuie et qu’on chiffonne sur une surface pour récolter les bactéries qui s’y trouvent, détaille Philippe Fravalo, professeur de la Chaire agroalimentaire Cnam. Quand on cherche à faire des prélèvement directement sur de la viande, ça peut arriver que ce soit des morceaux de viande qui sont produits ce jour là. »

Intelligence artificielle 

Une fois les données récoltées, les chercheurs utilisent des outils d’analyses relevant de l’intelligence artificielle pour croiser des millions d’éléments issus des différentes recherches sur les élevages et des animaux. Toutes ces analyses seront mises en commun dans différents champs de recherche.

Les recherches visent à réduire la présence de ces bactéries chez les animaux et par conséquent à diminuer l’utilisation de médicament dans l’agroalimentaire.  

Le laboratoire de Ploufragan est déjà célèbre pour ces analyses sur la grippe aviaire. Il est laboratoire de référence au niveau européen sur l'Influenza aviaire.