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Tsunami en Indonésie : le retour des pompiers humanitaires bretons

© Philippe Queyroux - France 3 Bretagne
© Philippe Queyroux - France 3 Bretagne

Les pompiers bretons partis en Indonésie après le séisme du 28 septembre sont de retour. Ils devaient y passer 12 jours ils n'y sont restés que 5, sans pouvoir réellement venir en aide aux sinistrés. Une situation inédite pour ces humanitaires.
 

Par Krystell Veillard


Ils étaient partis le 4 octobre dernier pour venir en aide aux populations sinistrées, suite au tsunami en Indonésie et à l'appel à l'aide international lancé par le pays. Les autorités locales ont finalement refusé toute intervention sur place des secouristes étrangers. Les dix pompiers humanitaires de l'association humanitaire PICA de Guingamp et de l'ONG BIRTA près de Rennes n'ont donc pas pu remplir la mission pour laquelle ils avaient quitté la France. Une situation inédite.
 


Un retour décevant et frustrant pour ces humanitaires

Le "débriefing" est douloureux pour les secouristes bretons qui espéraient venir en aide à des Indonésiens touchés par un séisme. Une fois sur place, les humanitaires ont très vite compris qu'ils n'étaient pas attendus par les autorités et surtout pas les bienvenus. La dimension religieuse n'avait pas été prise en compte, l'intervention sur le terrain d'équipes non musulmanes et la distribution de médicaments non halal. Impossible donc pour nombre d'équipes européennes de secours de rejoindre les zones les plus touchés. Souvent rompus aux situations d'urgence, personne n'avaient connu autant d'entrave, à des opérations de secours.
 

4 000 euros de matériels et de vivres laissés à des associations indonésiennes

Avant de quitter un pays qui n'a pas voulu d'eux, les secouristes bretons ont laissé 4 000 euros de matériels mais aussi des vivres et des médicaments à des associations offrant toutes les garanties d'agir au plus près des sinistrés. Une bien maigre compensation pour des sauveteurs qui s'interrogent plus que jamais sur l'évolution de leur mission.
 

Le reportage à Saint-Brieuc de Jean-Marc Seigner et Philippe Queyroux

Interviews : Nadia Georges, présidente de l'association PICA, aide humanitaire - Benjamin Le Goff,  vice-président de l'association PICA, aide humanitaire

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Fabian Lahaie, avocat des familles.

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