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Covoiturage : les collectivités du Grand-Ouest lancent Ouestgo, plateforme unique et gratuite

La Bretagne s'équipe d'aires de covoiturage depuis plus de 10 ans / © FRED TANNEAU / AFP
La Bretagne s'équipe d'aires de covoiturage depuis plus de 10 ans / © FRED TANNEAU / AFP

Depuis près de 15 ans la Bretagne se couvre d'aires de covoiturage et les métropoles du Grand-Ouest déploient une politique d'encouragement de cette pratique. Avec Ouestgo plateforme publique, unique et mutualisée, elles entendent franchir un cap d'efficacité.

Par Marc-André Mouchère


Que vous habitiez Brest, Nantes, Rennes, Saint-Nazaire ou une plus petite agglomération ou bien encore la campagne, Ouestgo vous concerne. L'application de covoiturage qui vient de naître est simple, pratique et gratuite.


Pourquoi une nouvelle plateforme de covoiturage?

Ce service, à l’échelle géographique de la Bretagne et de la Loire-Atlantique, a un immense intérêt: il est unique. Il s'adresse à tous ceux qui veulent une mise en relation gratuite entre covoitureurs. Avec Ouestgo les données personnelles des utilisateurs seront protégées et la confidentialité de leurs déplacements respectée.

Les collectivités qui travaillaient séparément sur des services similaires vont mettre en commun leurs expériences et  mutualiser le financement de ce service. Le développement de l'application a commencé en mars 2017 pour une mise en ligne effective en mai 2018. Le montant de l'investissement initial est de 393.000€ TTC.

Autre avantage attendu de cette mise en commun des efforts des collectivité publiques: atteindre un nombre d'abonnés suffisamment important pour augmenter le nombre d'offres qui seront proposées. Donc une plus grande efficacité et un meilleur service.

L'application Ouestgo est lancée : il suffit de s'inscrire
L'application Ouestgo est lancée : il suffit de s'inscrire

Quels services attendre du covoiturage?

Ii existe un immense potentiel de développement du covoiturage, seul 6% des Bretons le pratiquent. Si le covoiturage sur de longues distance a trouvé un fonctionnement avec des applications payantes c'est à dire qui prennent une marge sur le service rendu (échanges de frais), il n'en est pas de même pour les déplacements de proximité.

L'outil Ouestgo est aussi conçu pour être interopérable avec les outils de transports publics, c'est à dire pour permettre l’usage combiné des différents modes de transport et la complémentarité de l’offre. Par exemple on pourra comparer les offres disponibles entre covoiturage et bus ou train ou encore étudier un covoiturage plus transport en commun.

Ouestgo vise en particulier les déplacements récurrents comme domicile-travail mais aussi les déplacements sur des évènements comme les festivals. Une équipe travaille en permanence pour animer Ouestgo et communiquera par exemple sur les déplacements liés à des évènements comme un départ de course de voile ou un concert, un festival de rock etc.

L'application est aussi conçue autour de fonctionnalités de réseau social pour que les utilisateurs puissent constituer des communautés et faire leur propre animation et communication en réseau. Par exemple on pourra appartenir à un groupe régulier sur un trajet que l'on fait fréquemment, ou appartenir à un groupe autour d'une zone d'emploi comme une ZI, un centre commercial ou une usine.

Un troisième volet de déplacement est celui de la solidarité pour ceux qui sont isolés, âgés ou n'ont pas de moyen de locomotion, pour ceux aussi qui cherchent une mobilité pour accéder à l'emploi.


Quelle marge de progrès attendre du covoiturage?

Quelques chiffres :

80% des actifs bretons utilisent la voiture pour se rendre sur leur lieu de travail.
Le transport en commun représente 5%, la marche à pied 6,4%, les 2 roues 3,5%
le covoiturage domicile/travail intra et extra familial en Bretagne 1 : 6%.

En moyenne ce trajet travail est de 20 km. 95% des trajets sont inférieurs à 50 km.
La part des trajets longs a fortement augmenté ces 25 dernières années (la part des trajets de 20 à 40 kilomètres a doublé pour atteindre les 20 %). A contrario, les trajets de moins de 5 km, qui représentaient la moitié des déplacements en 1982, ne représentent plus que 28 % de l’ensemble 2.

Une personne en insertion dans l'emploi sur deux a déjà refusé un travail ou une formation pour des questions de mobilité,
41% des employeurs ont rencontré des difficultés à pourvoir un poste pour des questions de mobilité,
59% des entreprises ont déjà vu un candidat refuser un poste pour des questions de mobilité 3.


1 Source : Etude nationale transports déplacements ENTD 2008
2 Source SOeS, INSEE, INRETS, enquêtes nationales transports et déplacements 1982,1994, 2008
3 Étude Auxilia 2013




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