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Littoral - Le magazine des gens de mer

Le dimanche à 12 h 55, rediffusé nationalement le vendredi à 8 h 10
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Une île bien tranquille

Edelweiss est de retour à Trévidic, une petite île bretonne plutôt tranquille, pour enterrer son père tombé d’une falaise un jour de grand vent.

Par Sophie Bourhis

Edelweiss, fleur de montagne qui représente la pureté et l'amour. Drôle de prénom donné pour une petite ilienne bretonne.  
Pas toujours facile de vivre sur une île, tout le monde se connait, on vit au rythme des bateaux qui viennent du continent et qui sont le trait d’union entre leur monde là-bas et la vie ici. Edelweiss le sait, "sur une île, on reste à sa place au fil des générations, le seul moyen d’évoluer c'est de la quitter". Et c'est ce qu'elle a fait, "même si la plupart des iliens n’imaginent même pas une vie ailleurs !" Elle, elle vit à Paris avec son fiancé « un peu connard ».

Après une absence d’une dizaine d'année, Edelweiss revient sur Trévidic dans de bien tristes circonstances, le décès de son père, emporté par une rafale de vent ! C’est en bord de mer, que l’on ressent surtout sa présence. Il est là depuis toujours. Omniprésent, invisible, fugace, variable. Le vent ! Pascale Dietrich  ici dans ce roman, donne au vent un rôle essentiel. « La coutume locale veut que les comptes se règlent en période de grand vent, quand les gens se retranchent à l’intérieur des maisons et que les cries sont étouffés par le mugissement de l’air. Alors, chacun peut laisser libre cours à son imagination et à ses instincts primaires sans s’inquiéter du voisinage ».
Au-delà de la version un peu abracadabrante sur les circonstances de la mort de son père, elle ne peut s’empêcher de remarquer le changement brutal des habitants. Le luxe s’est invité sur l’île....

Ce roman noir, agrémenté d’une petite pointe d'humour un brin décalé, est très agréable à lire. Une fois les premières lignes lues, on a du mal à le quitter. Ce qui est plaisant ici c’est que l’on n’est pas vraiment dans un « polar » avec une enquête à rebondissements mais plutôt dans une série de situations décalées que l’héroïne gère seule comme si tout ça était normal. Un bon moment de lecture.

Une île bien tranquille .... Quoique de Pascale Dietrich.
Aux éditions Liana Levi.
15€

Extrait du documentaire