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Littoral - Le magazine des gens de mer

Le dimanche à 12 h 55, rediffusé nationalement le mardi à 9 h 20
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L’orfèvre des sushis et le chercheur d’arbres. Diffusé le 14 février

A Brest, un couple franco-japonais a ouvert un restaurant à sushis, qui prépare de succulents assemblages de poissons, coquillages et crustacés bretons. En Touraine, un chercheur d’arbres vient régulièrement repérer en forêt les arbres qui feraient de bonnes coques de bateaux.

Par Sophie Bourhis

Cette semaine Laurent Marvyle vous propose de partir à la rencontre de deux amoureux....

Littoral du 14 février

A 00'47. L’amoureux des sushis
A Brest, la rue des 11 martyrs n’est pas l’une des plus passantes de la ville mais elle abrite une perle : Hinoki, un restaurant traditionnel japonais. Derrière son comptoir, Xavier Pensec, 42 ans, Quimpérois d’origine et sa femme Mika Koyobashi, Tokyoïte bretonne d’adoption. Lui est ancien végétarien. Elle a toujours baignée dans le milieu de la gastronomie. A eux deux, ils forment l’alliance parfaite de la tradition et de la modernité culinaire. Ensemble, ils ont ouvert l’un des meilleurs restaurants à sushis de France. Et pas n’importe quels sushis ! Des pièces uniques, heureux assemblages de riz nippon et de poissons, de coquillages et de crustacés bretons. Avec les ressources de la Manche et de l’Atlantique, le couple réinvente la tradition ancestrale japonaise de l’Edo Maé : créer des sushis à partir de produits locaux provenant exclusivement de la pêche côtière.  La voie dans laquelle s’est engagée Xavier, à savoir celle d’un maître sushi en devenir, est le travail de toute une vie. Au Japon, un élève peut prétendre devenir maître au bout de 20 ans. Xavier, lui, travaille 15 heures par jour et lorsqu’il n’est pas derrière son comptoir à élaborer sushis, makis et sashimis, il affine sa technique, recherche de nouveaux fournisseurs et réfléchit à des nouvelles créations. Sa femme Mika exerce en salle et en cuisine, où elle confectionne des soupes de langoustines et algues de Loctudy. En spécialiste de la cuisine japonaise, elle porte aussi un regard extrêmement critique sur le travail de son mari pour que ce dernier atteigne la perfection dans l’exécution de son art. Pour s’approvisionner, Xavier se rend sous criée, ou chez l’un des petits producteurs de la région avec qui, au fil des années, il a noué des relations privilégiées. Le portrait de Xavier et Mika est une passerelle entre deux cultures résolument tournées vers la mer, avec chacune leurs traditions, leurs approches à la fois différentes et complémentaires des produits de la mer. Xavier et Mika donnent un nouveau souffle à la cuisine bretonne car ils démontrent quotidiennement qu’en la matière, tout reste encore à inventer.
Réalisation Christian Roche

A 13'46. Les bateaux naissent dans les arbres. (Extrait)
Depuis 30 ans, Thierry Juliot arpente les forêts à la recherche des arbres que les charpentiers de marine transformeront en navires. Plus des trois quarts des bateaux en bois construits en France sont passés entre ses mains. Il est aujourd’hui l'un des très rares détenteurs d'un savoir séculaire qui lui permet de percevoir au premier coup d’œil, dans la forme d'un tronc ou la courbure d'une branche, les éléments d'un futur navire.
Sa passion pour les arbres remonte à son enfance passée au milieu des chênes, dans le sillage d'un grand-père garde-forestier en Normandie. Elle l’a conduit à travailler tant pour les goélettes de la Marine nationale à Brest que pour des chalutiers à Port-en-Bessin, ou des bateaux-lavoirs à Laval. Et dans sa quête du « bois idéal », le chercheur d’arbres n’hésite pas à quitter les bords de mer pour trouver la perle rare jusque dans les forêts de Touraine.
La mer et la forêt sont deux univers très éloignés culturellement et géographiquement. Thierry Juliot se fait leur trait d'union, l’indispensable marieur pour la naissance des plus beaux bateaux en bois que compte notre pays.
Réalisation Pierre-François Lebrun

A 21'10. Notre série Havres de guerre, havres de paix. Episode 4, Brest.
La mobilisation d'août 1914 dans le quartier de Brest nous rappelle que les fusiliers marins furent très vite en action dans une guerre bientôt figée dans les tranchées. Les archives Pathé ont aussi cette richesse en couleur des moments de paix quand ses opérateurs remontent le goulet jusqu'au petit port du Fret , comme on le fait aujourd'hui. Mais le Brest de l'entre-deux-guerres c'est d'abord l'affirmation de sa vocation militaire : l'inauguration de la nouvelle Ecole Navale en 1936 et le déploiement de force des manoeuvres qui précédent la déclaration de la Seconde Guerre Mondiale montrant une France quatrième puissance maritime du globe.
Réalisation Pascal Vannier

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