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Littoral - Le magazine des gens de mer

Le dimanche à 12 h 55, rediffusé nationalement le vendredi à 8 h 10
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La Mini Transat, la maternelle des grands champions

Départ de la première étape de la Mini Transat lancé le samedi 19 septembre à 15h30 à Douarnenez / © Jacques Vapillon
Départ de la première étape de la Mini Transat lancé le samedi 19 septembre à 15h30 à Douarnenez / © Jacques Vapillon

S’il est une transat qui sert d’écurie de course aux futurs champions de la transat Jacques Vabre, c’est bien la Mini Transat. Bon nombre de skippers ont fait leurs premières armes sur 6,50m dans cette régate, et sont aujourd’hui au Havre, pour s'attaquer à la route du café.

Par Aline Mortamet

Un article écrit par Romane Mary Dit Liot
La mini-transat est souvent considérée comme l’école maternelle des skippers car c’est un vrai tremplin pour eux ! Son départ a été donné le 19 septembre 2015. pour une traversée de l’Atlantique en solitaire. C'est une régate qui se court à bord des plus petits bateaux de course du monde, les Mini 6,50. C’est le plus grand rassemblement de voiliers de course au large d’une même classe. Une histoire qui va bientôt fêter ses quarante ans d’existence.

En 1977, Bob Salmon lance la première édition de la Mini Transat ou Transat 6.5 au départ de la Cornouaille anglaise. La flotte de cette course en solitaire était composée de bateaux de croisières de moins de 6,50 mètres. En 1985, le navigateur anglais passe le flambeau à Jean-Luc Garnier qui déplace le départ de la course vers Brest. C’est donc une étape cruciale pour la Mini Transat car cette même année, un deuxième classement est ouvert pour les bateaux de série. Depuis, la Mini Transat est toujours en France et se déroule toutes les années impaires.

Mini transat deviendra grand

On compare souvent la Mini-transat à la « petite sœur » des courses au large. Et bon nombre de skippers ont démarré leur carrière avec elle. Prenons l’exemple de la navigatrice britannique Samantha Davies. En 2001, elle finit 11ème à la Mini Transat. Ce classement est un tournant dans sa carrière : sept ans plus tard, en 2008, elle termine 4ème au Vendée Globe.

Michel Desjoyeaux est lui aussi un bon exemple. C’est un des navigateurs solitaires le plus titré. En effet, le skipper français a plus de 25 victoires à son actif, et quelles victoires! En 1991, il participe à la Mini Transat. Il gagne une étape, mais surtout, il innove en installant une quille pendulaire sous la coque de son bateau, et c’est une révolution pour l’époque. Dans la foulée, il multipliera les victoires, et notamment la Transat Jacques Vabre en 2007, et le Vendée Globe en 2001 et 2009.
Michel Desjoyeaux lors de sa participation à la Mini Transat en 1991 à bord de son monocoque / © Jacques Vapillon
Michel Desjoyeaux lors de sa participation à la Mini Transat en 1991 à bord de son monocoque / © Jacques Vapillon

Enfin, prenons aussi l'exemple de Lalou Roucayrol. En effet, à seulement 21 ans, le navigateur se lance dans sa première course, la Mini Transat, où il finit 8ème. C’est cette course qui lance sa carrière. Il terminera les deux dernières éditions de la Route du Rhum à la deuxième place.
A l’image de Lalou Roucayrol, Benoît Marie, grand gagnant de la Mini Transat 2013, a lui aussi, aujourd’hui remplacé son petit bateau 6,50 par un grand Multi 50.

Ces trois skippers ont donc tous deux points communs. Le premier est que leurs carrières ont été lancées voire boostées par la Mini Transat. Le deuxième est que tous vont participer à la 12ème édition de la Transat Jacques Vabre. Samantha Davies et Michel Desjoyeaux dans la catégorie des IMOCA et Lalou Roucayrol dans la catégorie des Multi 50.

Un tiers des bateaux concerné

Le rapport entre la Mini Transat et la course au large est important. Si l’on prend l’exemple de la Transat Jacques Vabre, on remarque que beaucoup de navigateurs présents sur son départ ont participé à la Mini Transat auparavant. En effet, 15 des 42 bateaux participants ont au moins un de leurs skippers qui a participé à la Mini Transat, soit plus d’un tiers des bateaux présents.
Par ailleurs, cinq des participants de la dernière Mini Transat concourent cette année pour la Transat Jacques Vabre. Ces chiffres nous prouvent donc la forte influence de la Mini Transat, et pourquoi nous pouvons la considérer aujourd’hui comme la véritable maternelle de l'école des grands champions.
Romane Mary Dit Liot

L'histoire du football féminin