Littoral - Le magazine des gens de mer

Le dimanche à 12 h 55, rediffusé nationalement le vendredi à 8 h 10
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Littoral au festival Etonnants Voyageurs de Saint-Malo

Depuis 2012, le rendez-vous est attendu par les festivaliers et apprécié par les réalisateurs et l'équipe Littoral. Dans le cadre du festival Etonnants Voyageurs de Saint Malo, venez découvrir une sélection de films diffusés dans votre magazine des Gens de Mer. 

Par Adelaide Castier


La matinée Littoral est articulée autour de la projections de films documentaires, suivie de rencontres-débats en présence des réalisateurs ou des protagonistes des films. Rendez-vous le samedi 8 juin à 10h00 -La grande Passerelle- Saint Malo. Entrée Libre  


Toute la programmation pour cette édition 2019 


"Sophie Ladame", réalisation Jackie Maugère (13 minutes)

Rencontre avec Sophie Ladame, l'une des grandes figures françaises  de l'art du carnet de voyage. Comme Titouan Lamazou, elle aime dessiner dans un univers proche de la mer. L'originalité de son travail réside dans l'utilisation des supports dont elle se sert, cela va de la carte marine annotée, déchirée, parfois tachée, au livre de prière népalais.
En 2017, Sophie Ladame se lance un nouveau défi : réaliser une bande dessinée. Un an plus tard paraît le fruit de son travail intitulé « Bleu amer ». Une œuvre forte, poétique, servie par un scénario original et une technique graphique extrêmement originale.


"Un vent de liberté", réalisation Audrey Lasbleiz (13 minutes)

Anic et Sabrina sont toutes deux détenues depuis une dizaine d’année au Centre pénitentaire de Rennes.Le temps d’une journée, elles ont obtenu la permission de faire une sortie à la baie du Mont Saint-Michel. Loin des barreaux et des gardiens, avec pour seuls accompagnants les responsables de l’aumônerie de la prison, elles vont marcher pendant sept kilomètres pour traverser la baie et, peut-être, atteindre l’abbaye, point culminant de l’excursion.Pendant ces quelques heures précieuses, les filles vont retrouver des sensations oubliées en détention. Sentir le vent, respirer l’air marin, marcher dans la vase et dans l’eau, admirer le paysage qui s’ouvre à perte de vue. Pour Anic et Sabrina, l’expression "un vent de liberté" prend ici tout son sens.


"Ikéjimé, une révolution dans la pêche", réalisation Erwan Le Guillermic (13 minutes)

Une révolution est en train de voir le jour dans le monde de la pêche ! Et comme tout ce qui touche à l'innovation en matière de pêche, cette révolution vient du Japon. L'ikéjimé (le terme peut se traduire par “mort vive”) est une technique d'abattage qui limite le stress du poisson et bloque la dégénérescence de la chair de l'animal.
 Les grands chefs étoilés s'entichent de cette technique garantissant des saveurs exceptionnelles. Pratiquée depuis des centaines d'années au Japon, l'Ikejimé est en train de faire son chemin chez les pêcheurs français.
 
Daniel Kerdavid a été l'un des tout premier à mettre en pratique l'Ikejimé. A bord de son bateau, le Miyabi, le film propose la découverte de cette technique et d'un jeune pêcheur qui souhaite faire évoluer la pêche vers le respect et la valorisation des poissons capturés.


"La vie sous-marine dans l'objectif", réalisation Aurélie Bérard (13 minutes)

Plongeur scientifique du CNRS au sein de l’Institut européen de la mer, Erwan Amice sillonne la mer d’Iroise depuis plus de 15 ans afin de faire des prélèvements, des relevés ou des photos qui seront ensuite utiles aux biologistes, océanographes ou autres vulcanologues. Régulièrement, il s’aventure sous d’autres latitudes. Zones tropicales, tempérées ou polaires : Erwan Amice est un explorateur des mondes sous-marins. Cet enfant de Belle-Ile-en-Mer profite de chacune de ses missions scientifiques pour assouvir sa passion de photographe, et figer cette vie sous-marine inconnue du grand public.


"Aurélien Ducroz : de la poudreuse à l'écume", réalisation Nathalie Marcault Coproduction Aligal Production. (26 minutes)

‘’J’ai 36 ans et j’ai toujours vécu de mes passions’’. La première passion d’Aurélien Ducroz, c’est le ski sous toutes ses formes. Presqu’une évidence pour ce Chamonard qui a grandi auprès d’une mère monitrice de ski et d’un père guide de haute-montagne. Son don précoce pour la glisse et sa ténacité l’amènent vite en haut des podiums : par deux fois, il décroche le titre de champion du monde free ride. Ce sportif de haut niveau aurait pu se contenter des émotions fortes que lui procure cette discipline à haut risque qui se pratique sur des pentes vertigineuses. Mais sa soif d’inconnu et son goût pour les expériences nouvelles vont lui faire découvrir un nouveau terrain de jeu : la course au large. Il y a dix ans, on demande à Aurélien d’être le parrain d’un marin qui s’apprête à traverser l’Atlantique sur un petit bateau de 6 mètres 50. Deux ans plus tard, c’est à son tour de prendre le départ de la mini-transat, la seule course sans communication avec la terre. Et plus les jours passent, plus il se sent dans son élément. Sa connaissance de la montagne, sa capacité à analyser le terrain et à anticiper lui font gagner un temps précieux dans son apprentissage de la mer. Il enchaîne les tours de France à la voile, les Jacques Vabre, les Fastnet… avec, pour ambition, de courir le Vendée Globe. Aujourd’hui, il se dit 50% skieur et 50% skippeur. Ce film raconte comment Aurélien Ducroz partage sa vie entre mer et montagne, comment il conjugue sa passion pour ces deux milieux, hostiles, dangereux, puissants et envoûtants.


"Au bord des mères", réalisation  Corentin Pichon Coproduction Aligal Production. (26 minutes)

Benoît et Dominique ont créé un lieu de vie dans la campagne normande, pour accueillir de jeunes mamans mineures. Ces jeunes filles, mamans avant la majorité, n’ont pas été préparées à cela ; beaucoup de sentiments s’entrechoquent : il y a cette soif de vivre pleinement sa vie d’adolescente, il y a cette responsabilité d’être mère, coûte que coûte. Puis il y a ce passé douloureux.
 

Pour ces jeunes filles, Benoît et Dominique ont décidé de travailler autour de l’eau, de la mer, car elles ont toutes un lien délicat avec cet élément : Honoré, 17 ans et originaire du Cameroun, a fui son pays alors qu’elle était enceinte de 8 mois. Elle a traversé l’océan pour rejoindre l’Europe, mais le bateau gonflable a naufragé ; elle fût sauvée in extremis par les garde-côtes. Au centre Domamour, Honoré tente de construire sa vie de mère. Aidée de Jean-Marc, thérapeute, elle va aller seule face à l’océan, pour tenter de libérer son traumatisme de l’eau, et dénouer les émotions les plus profondes de la naissance de son enfant. 

Coralie, 18 ans, a passé un temps dans la rue avec ses deux enfants. Les erreurs de parcours en tout genre se sont multipliées. Coralie a besoin aujourd’hui de "prendre le large". Pour la première fois, elle va monter sur un bateau et tenter devant l’océan de se libérer ses peines et de revenir tournée vers l’avenir. Kahina, 17 ans veut que la mer puisse la guérir d’une plaie adolescente, souvent écorchée par la malchance. Benoit et Dominique vont ensuite emmener les jeunes femmes avec leur bébé pour vivre quelques jours au bord de la mer, afin d’apprivoiser les mille visages de l’océan et se guérir de leur propre enfance.

 

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