Littoral - Le magazine des gens de mer

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Voir et revoir, la Mer médicament

Pour mieux comprendre les recherches menées à la station biologique de Roscoff, Marine Barnérias se fait guider par Stéphane Bach
Pour mieux comprendre les recherches menées à la station biologique de Roscoff, Marine Barnérias se fait guider par Stéphane Bach

Plus ancienne que dans le milieu terrestre, la biodiversité des profondeurs marines intéresse la science. Là se trouvent des espèces et des molécules qui pourraient bien... à plus ou moins long terme, nous aider à soigner certaines de nos pathologies. 
 

Par Adelaide Castier


La nature et la mer en particulier sont une source inépuisable d’innovation dont l’homme s’inspire depuis toujours pour améliorer ses conditions de vie. On appelle cela la bio-inspiration qui s’appuie souvent sur le biomimétisme. Le principe repose sur le fait que chaque espèce végétale ou animale est une remarquable innovation puisqu’elle perdure depuis des centaines de millions d’années.

C'est ainsi que des trompes de moustique se sont retrouvées copiées pour réaliser des aiguilles médicales, que la composition de la  peau de requin a été étudiée pour la fabrication de combinaison sous marine , la peau de serpent pour celle des semelles de ski... Les technologies qui s'inspirent de la nature pour créer de nouveaux procédés sont nombreuses. Et à la base de toutes ces découvertes, il y a en premier lieu l'observation...

La station biologique de Roscoff, l'une des plus anciennes au monde, s'est ainsi spécialisée dans l'étude des espèces et des molécules marines. Ces 50 dernières années, le champs d'exploration s'est accéléré. Dans les aquariums se trouve une ressource considérable pour soigner d'ici quelques années certaines pathologies humaines. 

L'oursin est au coeur de nombreux travaux. Son étude est utile dans le cadre de recherche liée à la reproduction humaine. Avec la roussette, les chercheurs effectuent des travaux liées aux maladies renales...les exemples sont nombreux. 

Stéphane Bach, ingénieur de recherche CNRS présente à Marine Barnérias quelques unes de ces créatures parfois très étranges. 
 
Littoral: la mer médicament

L'une des découvertes les plus incroyables en biologie marine repose sur l'observation d'un petit ver marin: l'arénicole. On a habitude de voir ce ver sur les plages,  sous la forme d'un  tortillon. 

Franck Zal est chercheur en bilogie marine. Dans les années 90, il perçoit le potentiel fabuleux développé par cet invertébré. Ce petit ver ne respire que lorsqu’il est sous l’eau, à marée haute. A marée basse, il cesse de respirer.

Après l'avoir étudié sur les paillasses du labo du CNRS de Roscoff, effectué des prélèvements, décrypté son système sanguin, décortiqué ses molécules, Franck Zal révéle les capacités étonnantes présente dans l'hémoglobine de ce ver marin. 

Trente ans après le démarrage de ses travaux, le biolgiste  s'apprête à commercialiser la molécule "Hemarina" aujourd'hui utilisée pour la préservation de l'ensemble des organes et tissus en attente de transplantation. Les premiers tests et essais, réalisés depuis 2016 dans des hôpitaux français lors de greffes de reins, sont concluants. C'est ainsi que Jérome Hamon, atteint d'une maladie génétique  depuis l'enfance, a pu bénéficier d'une seconde greffe du visage, insepérée pour lui. 
 
Littoral: la mer médicament

La mer est en train de devenir un lieu de ressource fabuleux comme nous le démontre Franck Zal dans le film de Christophe Rey:"le sang des mers" 

Dans cette émission,  Marine Barnérias effectue plusieurs rencontres essentiels pour comprendre ce champs d'expérimentation: les chercheurs de la Station biologique de Roscoff et Philippe Goulletquer, co- auteur du livre "Un Ocean de promesses",  directeur scientifique à l'Ifremer. 

Et puis si vous souhaitez voir et revoir l'émission complète :
La mer médicament