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Accident de Ploudaniel : les collectivités réunies pour accélérer la sécurisation de la D770

Samedi 3 mars, trois enfants d'une même famille perdaient la vie dans un accident à Ploudaniel. L'émotion créée par ce drame a ravivé l'impatience des habitants du secteur et des usagers de la D770. Ce mardi, les collectivités territoriales se réunissaient pour activer les travaux de sécurisation.
Depuis samedi dernier, Joël Marchadour, le maire de Ploudaniel ne cesse de recevoir des sollicitations de la part de ses administrés. Des questions et des pressions suite à l'accident qui a coûté la vie à trois enfants. Un choc tel, que la population ne cache plus sa colère et son empressement à voir enfin des travaux s'engager afin de sécuriser la D770.


Cinq morts en cinq mois

Ce mardi, trois jours après le terrible drame, le maire de Ploudaniel avait convié des élus du conseil départemental du Finistère et des techniciens territoriaux afin de faire le point sur ce dossier qui "traîne" depuis des années. "20 ans que l'on parle de travaux de sécurisation" selon le maire. Il réclame des aménagements sur une portion de 5 km entre la sortie de la RN12 de Mescoden et le bourg de Ploudaniel. Cette départementale D770 est empruntée en moyenne par 13 000 véhicules tous les jours entre la RN12 et Lesneven. Un axe qui, malgré des réductions de la vitesse à 70 km/h sur certains secteurs et deux radars automatiques, est souvent le théâtre d'accidents matériels et parfois bien plus graves. Rien qu'en 2017, un homme avait perdu la vie dans un accident mi-octobre, suivi deux mois plus tard par le décès d'une petite fille. Cinq morts en cinq mois : un bilan humain bien trop lourd.

Une réunion pour accélérer le dossier

À l'issue de la déclaration d'utilité publique d'août 2016, le chantier de sécurisation envisage de créer des voies parallèles pour les multiples accès aux champs et propriétés qui existent sur le parcours. Des courbes doivent être également rectifiées. À terme, il ne devrait y avoir plus que trois accès directs à la route de l'entrée du bourg jusqu'à la zone d'activités de Mescoden : deux giratoires, un à l'Auberge-Neuve et un à Kerfelgar, et un tourne à gauche à Pont-Neuf. 

Reste que ce chantier de 8,5 millions d'euros qui s'étalera sur plusieurs années, ne semble pas décoller et butte sur les acquisitions des terrains bordant la route. C'est plus de 105 propriétaires qui faut convaincre, avec la crainte d'interminables procédures d'expropriation.


Ce mardi, lors de cette réunion jugée constructive par l'élu léonard, le département s'est engagé sur la mise en place d'un comité de pilotage mensuel avec un premier point complet en avril prochain.
"Une date butoire pour les négociations à l'amiable a été fixée. Après, on aura recours aux expropriations et ceci sans doute avant la fin de l'année. On rentre enfin dans la phase de réalisation" se félicite Joël Marchadour.

Reste que les procédures sont longues, et même si le département a rappelé ce mardi que "ce chantier devenait prioritaire", "on ne peut pas aller hélas, plus vite que la musique" rappelle le maire.

Il faudra donc composer avec cet axe dangereux encore des années durant lesquelles chaque conducteur devra être avant tout vigilant sur son propre comportement et sur celui des autres usagers de la route.

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Un chantier de sécurisation de la RD770 qui se fait attendre

 

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