Brest : 14 mois de chantier et 2,5 millions d’heures de travail pour le sous-marin nucléaire Le Terrible

Le sous-marin nucléaire lanceur d’engins Le Terrible a rejoint la base navale de Brest pour y poursuivre son premier grand carénage. 2,5 millions d’heures de travail et 14 mois de chantier ont été nécessaires afin de le moderniser et régénérer son potentiel opérationnel. 

Le sous-marin nucléaire Le Terrible en transit de sa base opérationnelle de l'Île-Longue à Brest.
Le sous-marin nucléaire Le Terrible en transit de sa base opérationnelle de l'Île-Longue à Brest. © Clarisse Dupont / Marine Nationale Défense

Le Terrible est le plus récent des quatre sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) basés à l’Ile-Longue, en rade de Brest. Mis en service en 2010, il connaît depuis le mois de novembre son premier grand chantier de maintenance. Une indisponibilité périodique pour entretien et réparation (IPER) à laquelle ces sous-marins - qui comptent parmi les produits les plus complexes au monde, en raison de leur taille (138 mètres, 12 500 tonnes), des technologies embarquées à la pointe de l’évolution scientifique et des contraintes liées à leur utilisation en opérations - doivent se plier tous les 10 ans.

L’IPER du Terrible a débuté au mois de novembre sur la base opérationnelle de l’Île-Longue par deux opérations préparatoires majeures : le retrait des armes et celui des éléments combustibles de la chaufferie nucléaire. Ce mercredi 6 janvier, il rejoignait le bassin 8 de la base de Brest afin de bénéficier de travaux d’entretien majeur et de modernisation.

Le Terrible au  bassin 8 de la base navale de Brest.
Le Terrible au bassin 8 de la base navale de Brest. © Olivier Le Conte / Marine Nationale Défense


2, 5 millions d’heures de travail

Le chantier devrait durer 14 mois et nécessitera un surcroît de main d’œuvre avec plus de 900 personnes en pic sur le bassin 8, six jours sur sept. Mené par le groupe industriel français Naval Group, 45 entreprises de la région brestoise et du Grand Ouest y seront associées afin d’assurer ensemble les 2,5 millions d’heures nécessaires à la réalisation des travaux.

À l’issue de ces 14 mois, le sous-marin retournera vers sa base opérationnelle pour le rechargement du cœur, la remise en route des installations, les essais en mer et son retour dans le cycle opérationnel pour les 10 années à venir.

 

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