Brest, le port de l'Atlantique, à découvrir dans Thalassa

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Écrit par Emilie Colin

Brest vit toujours au rythme de l’Océan, aujourd’hui comme hier. Mais la cité maritime a bien changé. Le premier port militaire français de l’Atlantique est aussi désormais une ville ouverte sur sa rade. Thalassa vous emmène à sa découverte le vendredi 7 novembre, à 20h45

Toutes les activités maritimes ont droit de cité dans ce monde surprenant, à la pointe de la Bretagne. Bateaux militaires, plaisanciers, pêcheurs et scientifiques se croisent dans les eaux de cette métropole océane en pleine mutation. De nouveaux quais ouverts aux touristes et de nouveaux quartiers font leur apparition dans d’anciennes zones militaires. Face à l’Atlantique, Brest vit sa métamorphose et l'émission Thalassa vous propose plusieurs reportages pour mieux découvrir cette ville. 

Les secrets de la rade


La rade de Brest c’est la plus belle du monde, juste devant celle de Rio, comme disent les Brestois ! " 


Les Brestois ne se lassent pas de contempler leur fameuse rade… il faut dire que l’endroit est insolite : c’est un amphithéâtre marin immense et pourtant méconnu. Ouverte sur la mer d’Iroise, la rade de Brest abrite des joyaux naturels insoupçonnés. Protégée par des scientifiques, des pêcheurs et des navigateurs, il subsiste ici, une biodiversité riche. La rade de Brest recèle aussi de recoins inattendus : des cabanes de pêcheurs plaisanciers les pieds dans l’eau, un ancien tunnel de l’OTAN transformé en brasserie, un cimetière de bateaux militaires…. Un monde à part à découvrir.

La nouvelle vie des tunnels à munitions de Terenez

Les bateaux ambassadeurs

L'une est civile, l'autre militaire. La Belle Poule et la Recouvrance sont à l'image de la ville de Brest, une cité partagée depuis toujours entre ses « matafs » et ses « P'tits Zef », les gars de la Royale et ceux de la marine marchande. Si ces deux coquettes partagent le même port d'attache, elles ne naviguent que rarement bord à bord. Cette année, pour la deuxième fois de leur histoire, elles vont s'affronter lors d’une régate, le « défi goélettes. » La première, 80 saisons passées à initier mousses et futurs officiers à la navigation traditionnelle, n'a jamais failli à sa mission de bateau-école. La seconde, jeune goélette d'à peine 20 ans, s'est vue confier l'honneur de représenter la ville à l'extérieur de la rade. Une ambassadrice de charme au service de la diplomatie brestoise.

Brest prend le large


Ici, c’était notre frontière. Quand on est arrivés à Brest c'était le port de plaisance militaire. C'était un lieu fermé. Il fallait un laissez-passer pour y entrer. Maintenant c'est ouvert à tous et c'est un vrai bonheur !

La cité maritime ancrée à l’extrémité du Finistère, fut paradoxalement longtemps coupée de la mer. Elle s’ouvre désormais sur le large… Des frontières disparaissent. Autrefois domaine réservé aux pêcheurs, militaires et marins de commerce, le port fait aujourd’hui partie intégrante du centre urbain. C’est même le lieu le plus branché d’une ville en pleine effervescence. Le centre nautique de la Marine Nationale a cédé la place à un port de plaisance en plein coeur de la métropole. Dans les anciens ateliers de l’arsenal, au coeur de la base navale, là où se fabriquaient les fleurons de la Marine française, on construit aujourd’hui un centre culturel. Brest commence une autre vie mais tout aussi maritime...

Brest, port d’aventures

Pierre Mollo est biologiste. C’est LE spécialiste des planctons et c’est à Brest qu’il a élu domicile. La capitale océane accueille ainsi plus de la moitié de la recherche française, une incroyable concentration de cerveaux qui carburent à l'eau de mer.

Ma vie a été très riche de rencontres humaines vraiment formidables mais aussi de rencontres avec ces micro-organismes, et ça je peux pas le garder pour moi… S’il ne reste que ça de moi, je serais content ! (P. Mollo)


Ils sont historiens, ingénieurs, botanistes, océanographes, et tous perpétuent cette soif de découvertes maritimes qui dans le port breton ne date pas d'hier. Au 18ème siècle déjà, de nombreuses expéditions partaient de Brest dont l’une des plus célèbres, celle de La Pérouse. Depuis des siècles, sur toutes les mers, polaires ou tropicales, par tous les temps, des navires océanographiques et leurs équipages parcourent les océans, les îles, les fonds marins avec le but de mieux comprendre le monde marin, d'en connaitre ses ressources et ses faiblesses. Dans cette course à l'exploration et au savoir, Brest a acquis une réputation internationale d'excellence scientifique.

Escale des géants

Dans la rade de Brest, il existe un endroit hors norme et spectaculaire. D’autant plus spectaculaire, qu’il passe presque inaperçu quand on passe à côté. Mais les apparences sont parfois trompeuses. Il suffit de prendre un peu de hauteur pour découvrir l’univers très particulier des cales sèches des chantiers navals. Quand on a la chance d’entrer dans ce gigantesque royaume, on découvre trois cales sèches dont l’une des plus grandes du monde : 420 mètres sur 80 mètres de large. Ici on ne construit pas mais on répare : des pétroliers, des méthaniers, des paquebots. Dans cet univers de démesure vivent des hommes fiers de leurs métiers et de leurs savoir-faire…