Le mouringué, sport de combat né dans l'océan Indien, sera interdit à Brest durant le week-end de Pâques

Les 22 et 23 mars 2024, des rassemblements non déclarés ont réuni, à Brest, des adeptes du mouringué, un sport de combat traditionnel. La préfecture a donc décidé d'interdire tout rassemblement de rue à partir de ce vendredi 29 mars. Un homme a été présenté devant la justice.

Les vendredi 22 et samedi 23 mars 2024, des rassemblements d'un genre inédit ont, selon la préfecture du Finistère, "troublé l'ordre public" à Brest. Des membres de la communauté mahoraise se sont réunies pour pratiquer le mouringué, une forme de combat traditionnel tout droit venu des îles de l'océan Indien.

Les combattants, hommes et femmes, se défient et s'affrontent à main nue au milieu d'un cercle, encadrés par deux arbitres et au son des percussions. Lors des deux soirées dans ce quartier de la ville, "des troubles importants ont nécessité l’emploi de la force publique" indique la préfecture dans un communiqué. Le parquet précise que les forces de l'ordre sont intervenues "plusieurs fois pour disperser une manifestation non-autorisée de personnes organisant un combat mahorais" et ont utilisé des bombes lacrymogènes pour disperser la foule.

Le parquet a été saisi, et un homme de 26 ans, sans antécédents judiciaires, a comparu ce vendredi 29 mars 2024 devant le tribunal correctionnel de Brest. Il est soupçonné d'être un des organisateurs des combats "mouringué". Selon le parquet de Brest, il aurait "directement provoqué à la commission d'atteintes volontaires à l'intégrité physique." Il aurait également refusé de transmettre le code de son téléphone.

Une amende maximale de 750 euros

Ces événements "étant susceptibles de se reproduire dans les prochaines semaines", la préfecture du Finistère a donc décidé de prendre un arrêté et d'interdire ce type de rassemblements sur toutes les communes de Brest Métropole.

Dans ce périmètre, "tout rassemblement de personnes qui viseraient à participer à ces combats de rue sera interdit" annonce-t-elle dans un communiqué, à partir du vendredi 29 mars à 18h. L'interdiction prendra fin le mardi 2 avril à 8h. Il est également "prohibé d'utiliser des instruments à percussion ou des musiques amplifiées".

Les personnes qui ne respecteraient pas l'interdiction prononcée par les services de l'État s'exposeraient à une amende maximale de 750 euros. La préfecture indique que "les forces de police et de gendarmerie seront mobilisées pour assurer le maintien de l’ordre public et le respect de ces mesures."