• FAITS DIVERS
  • SOCIÉTÉ
  • ECONOMIE
  • POLITIQUE
  • CULTURE
  • SPORT

Météo-France : dernier lâcher manuel d'une sonde à hélium

© Gilbert Queffelec / France 3 Bretagne
© Gilbert Queffelec / France 3 Bretagne

Ce mardi, une page s'est tournée à Météo-France. Gilles, radiosondeur depuis 2002, a effectué son dernier lâcher manuel de ballon à l'hélium. À partir de maintenant, les sondes seront envoyées par un engin automatique.

Par Baptiste Galmiche

Ce mardi était un jour particulier pour Gilles, radiosondeur à Météo-France. Pour la dernière fois, il a lancé dans les airs un ballon-sondeur gonflé à l'hélium. Cette opération, il l'a effectuée de nombreuses fois, chaque jour, depuis 2002. Brest est la dernière des cinq stations françaises de radiosondage à passer au lancer automatique. "J'ai eu dans les mains plusieurs sortes de sondes, il a fallu faire des relâchers, des sondes qui lâchaient en pleine ascension", se rappelle Gilles.

Météo-France s'est dotée de ce système en 1945. Jacques Wurmser était le premier radiosondeur de Brest. André, son fils, est venu assister à ce dernier lâcher. Forcément, certains souvenirs lui reviennent. "[Mon père] a fait ça pendant 38 ans, deux fois par jour, par tous les temps, jour et nuit. Ça n'était pas évident tout le temps", témoigne André.

Automatisation

La station de Brest, comme celles d'Ajaccio, Bordeaux, Nîmes et Trappes l'ont déjà fait, va se doter d'un robot-sonde. Composé de 12 attelages comprenant ballons, parachutes et sondes, il sera envoyé une à deux fois par jour dans les airs. "On va obtenir les mêmes informations avec la mesure de la pression, de la température et de l'humidité."
© Pascal Taburet / Météo-France
© Pascal Taburet / Météo-France


Prévoir le temps

Le dispositif de radiosondage permet à Météo-France de mesurer la pression, la température et l'humidité. "Une fois gonflé, le ballon s'élève à vitesse constante et connue dans l'atmosphère", précise Météo-France. L'ascension dure de 2 h à 2 h 30 et est, en général, comprise entre 20 et 30 kilomètres.

Lorsque le ballon atteint une certaine altitude, il éclate. Pour protéger les personnes, au sol, les sondes sont équipées de petits parachutes permettant de les freiner. "Les sondes retombent à quelques dizaines de kilomètres de leur point départ", précise Météo-France.
Météo-France : dernier lâcher manuel de la sonde à hélium
Reportage : C. Collinet et G. Queffelec. Interviews : - Gilles Le Meau, radio-sondeur/prévisionniste ; - André Wurmser ; - Michel Aïdonidis, chef du Centre météorologique de Brest.

Chasseurs de sondes

Certaines personnes se sont prises de passion pour ces sondes et les pourchassent. Un site internet a été créé pour recenser, au jour le jour, toutes les sondes retrouvées par les chasseurs. Cette activité requiert un bon entraînement, car "la radiosonde peut se poser absolument n'importe où : dans un étang, au sommet d'un arbre ou sur le toit d'un bâtiment, dans une plaine ou sur une falaise, au bord de la route ou au milieu d'une forêt. Il faudra être équipé et entraîné à crapahuter un peu avec le sac à dos, l'antenne dans une main, la carte dans une autre et la boussole dans la troisième".

La liste du matériel à porter sur soi lors des chasses est plutôt longue. Le site radiosonde.eu a créé la check-list du bon chasseur.
En 2012, 1 300 sondes ont été retrouvées par les chasseurs, dont 148 à Brest. L'un d'eux a posté une vidéo sur les réseaux sociaux. La sonde, envoyée depuis la station de Bordeaux, a été retrouvée en Charente. 

Réaction des équipes de l'école primaire

Les + Lus