Militant d'extrême-gauche agressé à Paris: les réactions politiques

Déplacement de Manuel Valls, Ministre de l' Intérieur accompagne de Bernard Boucault, Préfet de Police de Paris et Pierre Lellouche, Député de la 1ère circonscription de Paris, sur la scène du drame. / © xavier de torres/MAXPPP
Déplacement de Manuel Valls, Ministre de l' Intérieur accompagne de Bernard Boucault, Préfet de Police de Paris et Pierre Lellouche, Député de la 1ère circonscription de Paris, sur la scène du drame. / © xavier de torres/MAXPPP

Suite à l'agression d'un jeune militant d'origine brestoise à Paris, les réactions s'enchaînent. Le jeune militant d'extrême-gauche, Clément Méric, a été violemment agressé par des militants de "type skinhead". Plusieurs rassemblements sont prévus en Bretagne.

Par Stéphane Grammont

Marc Coatanéa, Premier secrétaire fédéral du Parti socialiste du Finistère

"Nous sommes tous envahis par un sentiment de tristesse et d’écœurement après l’agression ignoble dont a été victime Clément Méric. Au nom de tous les socialistes du Finistère, je tiens à exprimer à sa famille et ses proches notre solidarité. Je fais confiance aux services de police pour retrouver dans les plus brefs délais les auteurs de cet acte odieux. Aujourd’hui, l’heure est au recueillement pour tous les Républicains qui doivent dénoncer de la manière la plus ferme, cet acte inqualifiable et les idées d’exclusion propagées par des groupuscules violents.
Plus que jamais, la question de la dissolution des groupes d’extrême-droite qui tiennent des discours de haine est posée. J’attends, de la part du gouvernement, qu’il prenne rapidement les dispositions nécessaires."

Manuel Valls, ministre de l'Intérieur: 
Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a dit jeudi sa "totale détermination à éradiquer cette violence qui porte la marque de l'extrême droite". "Le ministre de l'Intérieur réaffirme enfin sa totale détermination à éradiquer cette violence qui porte la marque de l'extrême droite et met gravement en danger notre pacte républicain", selon la place Beauvau.

Anne Hidalgo, candidate PS à la mairie de Paris: 
"Je condamne avec beaucoup de fermeté cet acte ignoble commis à Paris et qui fait qu'un jeune homme est en état de mort cérébrale".
"Je pense à la victime, à sa famille, ses amis, je redis que la violence physique n'a rien à faire dans une démocratie, rien à voir avec la confrontation démocratique", a dit la candidate PS.

Marine Le Pen, présidente du Front National:
La présidente du FN a déclaré sur RTL que le FN "n'a aucun rapport, ni de près ni de loin" avec "ces actes inadmissibles et insupportables". "Je m'associe à la peine de ceux qui ont milité avec lui car, même si nous ne partageons pas les mêmes idées, je trouve que c'est épouvantable", a-t-elle déclaré. "Cela rappelle que la violence n'est jamais anodine".
Elle a estimé que les agresseurs seraient "rapidement arrêtes" car "ces groupuscules sont ultra surveillés par la police et les renseignements, leur structuration est très bien connue". "Je pense que la justice va pouvoir très rapidement faire son travail, ce qu'évidemment chacun souhaite".

Alain Vidalies, ministre délégué aux relations avec le Parlement:
Il a déclaré ce matin sur France Inter après l'agression du jeune militant: "Quand un jeune de 18 ans est tué en plein Paris, assassiné, c'est toute la République qui est en deuil ce matin", ce sont "tous les démocrates qui doivent réagir". "Ce n'est pas un accident, ce n'est pas un incident, c'est une situation qui doit mobiliser tout le monde", a-t-il insisté.

Jean-Vincent Placé, Président du groupe Europe Ecologie-Les Verts
Questionné par i>TELE, le président du groupe Europe Écologie-Les Verts au Sénat a parlé à propos de l'agression du jeune militant d'un acte "dramatique, ignoble".
"Il y a une droitisation extrême de la vie politique, qu'elle soit nationale ou européenne", a estimé l'élu de l'Essonne. "On voit aujourd'hui la violence verbale, la violence physique dans les manifestations". "Je ne veux pas incriminer quiconque" puisque "c'est le début de l'enquête".

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF:
"La mort de Clément, jeune homme de 18 ans, sous les coups de militants d'extrême droite est un drame tragique et révoltant" a déclaré Pierre Laurent, Il a appelé jeudi les "démocrates" à manifester, après la bagarre ayant laissé un jeune militant dans un état désespéré, pour marquer la "résistance face aux exactions des groupes néofascistes",
dont il demande la dissolution. "La haine et la violence fasciste doivent être combattues sans relâche", a écrit le sénateur de Paris dans un communiqué.

Marc Coatanéa, Premier secrétaire fédéral du Parti socialiste du Finistère
"Nous sommes tous envahis par un sentiment de tristesse et d’écœurement après l’agression ignoble dont a été victime Clément Méric. Au nom de tous les socialistes du Finistère, je tiens à exprimer à sa famille et ses proches notre solidarité. Je fais confiance aux services de police pour retrouver dans les plus brefs délais les auteurs de cet acte odieux. Aujourd’hui, l’heure est au recueillement pour tous les Républicains qui doivent dénoncer de la manière la plus ferme, cet acte inqualifiable et les idées d’exclusion propagées par des groupuscules violents. 
Plus que jamais, la question de la dissolution des groupes d’extrême-droite qui tiennent des discours de haine est posée. J’attends, de la part du gouvernement, qu’il prenne rapidement les dispositions nécessaires."

 

A lire aussi

Sur le même sujet

Anaëlle Cardin, directrice de l'école Madeleine à Guingamp

Les + Lus