Téléphérique de Brest : un an de turbulences

Le téléphérique de Brest fête son premier anniversaire. Une histoire pleine de rebondissements, à découvrir dans notre frise chronologique.

Par Baptiste Galmiche

Le 19 novembre 2016 était inauguré le téléphérique de Brest, le premier du genre en France. La ministre de l'Environnement de l'époque, Ségolène Royal, était sur place.

Il n'y a pas plus propre que le transport par téléphérique, il n'y a pas plus sécurisé, il n'y a pas plus silencieux et en plus il n'y a pas moins coûteux.

SÉGOLÈNE ROYAL

Ce mode de transport, véritable attraction touristique, a déjà inspiré plusieurs villes en France.
 

Histoire tumultueuse


Le téléphérique de Brest, c'est d'abord une bataille politique, lors des élections municipales de 2014, entre Bernadette Malgorn (LR) et François Cuillandre (PS), le maire sortant. La candidate de la droite, qui n'a finalement pas été élue, indique à plusieurs reprises son opposition contre ce mode de transport, contre ces "investissements de prestige". Un coût estimé au départ à 19 millions d'euros. "Ça va retomber sur le versement transport payé par les entreprises d'ici, sur nos emprunts, pour lesquels on est déjà saturé, et sur nos impôts", lançait la candidate en 2014.

Ce nouveau mode de transport, c'est aussi une bataille technique : deux cabines qui se croisent l'une au-dessus de l'autre dans un environnement particulièrement venteux. Pendant l'inauguration, une coupure d'électricité gâche la fête. Onze jours après, la première panne intervient. S'ensuivent alors plusieurs phases, entre arrêts et redémarrages, suscitant parfois la raillerie sur les réseaux sociaux.

Mais le téléphérique de Brest est aussi synonyme de succès : sa fréquentation était de 720 000 voyageurs, soit près de 7 % de plus qu'espéré. Il transporte plus de 2 000 personnes par jour.



 

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