Tour de France : rencontre avec Yannick, le Finistérien responsable des départs depuis 20 ans sur la grande Boucle

Yannick Goasduff est commissaire général en charge des départs sur le Tour de France. Depuis 20 ans et avec près de 400 départs à son actif, le Finistérien nous explique les secrets d'un bon départ.

"Avez-vous vu Yannick Goasduf ? J'ai rendez-vous avec lui." 

"Yannick ? Oui, je l'ai vu tout à l'heure. On est au niveau de la ligne de départ donc il n'est pas très loin. Mais bon courage pour le trouver car il est très occupé." 

Après plusieurs minutes, messages et rencontres sur le Parc à Chaînes à Brest, mon smartphone sonne. C'est Yannick Goasduff. L'homme me guide par téléphone jusqu'à un gros poids lourd sur lequel se trouve la future structure de la ligne de départ. Ce Finistérien, natif de Landerneau, m'accueille avec le sourire tout en textotant un message. "Moi, je suis texto, c'est plus efficace" me lance-t-il.

Et efficace, l'homme se doit de l'être. Véritable tour de contrôle de la mise en place du village de départ, il a environ 150 techniciens, prestataires pour la majorité, à superviser. Des corps de métiers différents, qui ont tous des tâches bien précises afin de mettre en place les structures éphémères, le car podium ou la structure même de la ligne de départ. Un timing serré bien planifié. "Et là, à Brest, ça va car ça fait deux jours que l'on est là. Sur les autres étapes, on sera sur les lieux la veille au soir pour un départ le lendemain" fait-il remarquer. 

 

Une organisation avant tout anticipée

"Jamais de routine, surtout pas, explique le commissaire général, la particularité sur le Tour de France, c'est qu'il n'y a pas de répétition. On est sur la voie publique et il faut être prêt en amont et ne gérer que les imprévus sur le terrain. Mon rôle est surtout un rôle de veille et d'intervention pour que tout se passe au mieux et selon ce qui a été anticipé". Tout est prévu des mois à l'avance, aime-t-il rappeler "je travaille déjà sur le Tour 2022".

 

Les secrets d'une bonne ligne de départ

L'une des clefs pour installer une bonne ligne de départ au quotidien, c'est "d'être itinérant et de ne pas avoir de structures trop lourdes car l'enjeu c'est montage, démontage, transport" explique le responsable.

"Une ligne de départ avec le village, c'est près de 25 000 m² de zones barriérées et sécurisées à partir de 7h du matin autour desquelles vont se positionner près de 1000 véhicules" détaille Yannick pour nous soulever l'envergure de la manifestation.

 

Un départ de Brest en 2008 "phénoménal"

Celui qui a oeuvré sur près de 400 départs en 20 ans dont 350 depuis 2004 en tant que commissaire général, a de multiples souvenirs en tête lorsque je lui demande de nous en citer. Mais il tient à nous reparler du Grand Départ depuis Brest en 2008, avec "un monde de fou au Cours Dajot", "quelque chose de phénoménal". Et de revenir sur son attachement à sa Bretagne, avec "mon papa qui a fait le Tour de France" . "Les 198 km de l'étape finistérienne, insiste-t-il, je les connais tous. C'était mon terrain d'entraînement lorsque j'étais moi-même modeste cycliste. Pour moi, l'âme du cyclisme est aussi en Bretagne, c'est l'une des régions les plus cyclistes dans sa tradition."

Et de finir par souhaiter une belle fête pour le Grand Départ de ce samedi, surtout que "l'on aura un rayon de soleil".

 

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