Brexit : entre inquiétude et impatience en Centre-Bretagne

Ce 15 janvier est une journée cruciale pour les Anglais car il correspond au vote des députés britanniques sur le Brexit. Nous sommes allés à la rencontre des Anglais vivant en Centre-Bretagne. Tous s'inquiètent de l'issue du vote des parlementaires le 15 janvier.
À quelques jours de la sortie des Anglais de l'Union Européenne, les entreprises bretonnes se doivent de s'adapter.
À quelques jours de la sortie des Anglais de l'Union Européenne, les entreprises bretonnes se doivent de s'adapter.

Huelgoat, son tourisme, sa forêt, ses légendes et... ses 200 résidents britanniques. Ce 15 janvier, outre-Manche, les députés britanniques vont voter l'accord de sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, après dix-sept mois de négociations. Une sortie très critiquée qui s'annonce compromise.

Dans le bourg de la petite commune des Monts d'Arrées, Mark Fletcher, propriétaire d'une chambre d'hôte, confie : "Nous espérons que les Français ne nous diront pas de partir ! Mais nous ne pensons pas que nous en arriverons là."
 
Sharon et Fred Docherty se sont installés à Huelgoat pour passer leur retraite. Ils espèrent pouvoir y rester et gardent espoir sur l'issue du vote : " Si un autre référendum n'est pas possible, il faudrait une autre élection générale pour que les Britanniques aient une chance de s'exprimer, d'après ce qu'ils savent du Brexit maintenant."

Côté commerçant français, l'inquiétude est également présente : " Moi c'est 40% de mon chiffre d'affaires. S'ils s'en vont demain, je connais des villages abandonnés. Je ne sais pas qui reviendra par ici ", craint Hervé Rannou, patron du bar La Paillotte.

Un reportage de Gwenaëlle Bron et Ivan Frohberg :

 
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