Cléder : la fermeture d'une portion du GR 34 sème la discorde

La fermeture d’une partie du GR 34 à Cléder, dans le Finistère, continue de faire débat. Les relations se crispent entre la commune et l’association locale qui milite pour la réouverture du sentier.
 
Actuellement, les randonneurs doivent contourner le camping et ne peuvent plus passer sur le front de mer.
Actuellement, les randonneurs doivent contourner le camping et ne peuvent plus passer sur le front de mer. © Julie Jeunemaître / France Télévisions

Le GR 34 qui longe la côte bretonne : c'est le grand paradis des randonneurs. Mais cette année, les marcheurs sont confrontés à une légère déviation sur le littoral de la commune de Cléder, dans le Finistère. Une partie du sentier côtier le long du camping de Roguennic est jugée trop dangereuse. Les dunes ont été dégradées par les marées hivernales et menacent de s’effondrer.
 
Les dunes ont été dégradées par les marées hivernales et menacent de s’effondrer.
Les dunes ont été dégradées par les marées hivernales et menacent de s’effondrer. © Julie Jeunemaître / France Télévisions
 

"Si quelqu’un tombe du GR 34, c’est la commune qui est responsable. Moi-même, je suis randonneur, je comprends la frustration en pleine saison touristique, mais j’ai pensé avant tout à la sécurité"

Gérard Danielou, le maire de Cléder



En mars 2020, le maire a pris un arrêté interdisant l’accès à ce sentier. Actuellement, les randonneurs doivent contourner le camping et ne peuvent plus passer sur le front de mer.

Une décision que conteste l’association locale Environnement et Patrimoine. "Pourquoi interdire l’accès aux randonneurs, mais laisser les campeurs installer tentes et camping-cars à proximité du sentier ?" s'interroge Michel Thouvenot, le président de l’association.
 
Des tentes et camping-cars ont été vus à proximité du sentier
Des tentes et camping-cars ont été vus à proximité du sentier © Julie Jeunemaître / France Télévisions
 

Campeurs et randonneurs : une différence de traitement ?


"C’est une question d’équité entre les randonneurs et les campeurs. Si c’est dangereux pour les randonneurs, c’est aussi dangereux pour les campeurs", affirme Michel Thouvenot. Les résidents du camping sont, selon lui, encore trop proches du bord.

Le maire affirme que la police municipale circule tous les jours pour faire appliquer la règle de "distanciation", pour une fois sans lien avec l’épidémie. Les campeurs doivent, en effet, se tenir à plus de trois mètres du sentier.


Le gérant du camping porte plainte 


L'affaire ne s'arrête pas là. Le panneau interdisant l’accès au GR 34 a été dégradé la semaine dernière. "C’est lamentable. En plus, ça a été fait au chalumeau, c’est triste de voir ça", réagit le maire.
 
© Julie Jeunemaître / France Télévisions


Le gérant du camping a porté plainte auprès de la gendarmerie. En plus de ce tag, il parle de certaines dégradations sur le camping mais ne souhaite pas s’exprimer davantage et prendre parti. Pour lui, cette affaire résulte d’un différend politique entre l’association clédéroise et la mairie.

"Le GR 34 existe depuis des années. Il existait quand on a acheté le camping et il n’y a jamais eu de problème. On a déjà eu la Covid, on n’a pas besoin de ça. Pour moi, cette polémique, c’est du pipi du chat", confie, avec colère, Alexandre Corfmat, le gérant du camping. 

Le maire promet une réouverture du GR 34 pour le mois d’octobre, dès que les travaux de renforcement seront terminés. De quoi, peut-être, apaiser les tensions au sein de la commune.
 
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