Doit-on vraiment se préoccuper du "nouveau variant breton" apparu dans une école de Bannalec ?

En se multipliant le virus recopie son matériel génétique et commet parfois des erreurs, ou mutations, qui peuvent l'affaiblir ou au contraire renforcer sa transmissibilité ou la gravité de la maladie. Qu'en est-il de la dernière mutation observée fin octobre dans une école de Bannalec (Finistère) ?

Ce n'est pas vraiment un nouveau variant, pas d'inquiétude.

Anne-Briac Bili, ARS Bretagne

C'est dans la semaine précédant les vacances de la Toussaint, du 18 au 24 octobre, que 24 cas positifs au covid-19, 18 élèves et 6 adultes, ont été détectés dans une école de Bannalec dans le sud du Finistère. Leurs prélèvements ne présentaient "aucune des mutations d’intérêt actuellement recherchées dans les criblages (E484K, E484Q et L452R, cette dernière étant caractéristique du variant DELTA)" selon un communiqué de l'ARS Bretagne.

Une nouvelle mutation du virus donc, une de plus parmi les milliers qui circulent depuis l'apparition du virus, une mutation sans danger. "Ce n'est pas vraiment un nouveau variant, il n'y a pas d'inquiétude à avoir" précise Anne-Briac Bili, directrice de cabinet de l'ARS Bretagne.

Pas de contagiosité renforcée

" De nombreuses opérations de dépistage ont été menées (établissements scolaires, population générale dans les communes). Près 500 personnes ont été dépistées et l’ensemble des résultats sont négatifs. (...) A ce jour, le dernier cas dépisté date du 26 octobre dernier." relate le communiqué de l'ARS.

Pas de contagiosité excessive donc. Par ailleurs, les 24 cas détectés n'ont donné lieu à aucune hospitalisation. La dangerosité de la maladie n'est donc pas renforcée par cette nouvelle mutation du virus.

Des variants par milliers

Le virus se multiplie en réalisant des copies de lui-même. Des copies qui peuvent comporter des erreurs et modifier son matériel génétique de départ. Des mutations qui peuvent affaiblir le virus, ou au contraire renforcer sa transmissibilité ou la gravité de la maladie. Depuis l'apparition du SARS-CoV-2, plusieurs milliers de variants sont apparus.

Face à la multiplication de ces mutations une nouvelle stratégie de criblage par la recherche de mutations d’intérêt a été mise en place depuis le 10 juin 2021 par santé publique France afin d'identifier celles qui présentent un danger accru.

"Le résultat des séquençages n’a pas abouti à l’identification d’un variant représenté en effectif suffisant. Aucun nom de lignage n’est pour le moment attribué en raison du très faible nombre de cas identifiés dans le monde jusqu’à présent." conclut l'ARS Bretagne.

Le virus mutant de Bannalec est donc sans danger, et il faut s'attendre à en voir apparaître de nouveaux, sans forcément s'en inquiéter.
 

 

 


 

 

 

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