Douarnenez : 40 ans d'histoires maritimes et un nouveau cap pour la revue Chasse-Marée

Le Chasse-Marée fait souffler la brise du large. Mais il souffle aussi ses quarante bougies. Et d'une belle manière. La revue maritime change sa maquette, s'ouvre à d'autres horizons et accueille des nouvelles signatures. Une formule enrichie qui sort en kiosque ce mercredi.
A gauche, la couverture du premier numéro du Chasse-Marée en 1981. A droite, la couverture de la revue, nouvelle formule, qui sort en kiosque ce mercredi
A gauche, la couverture du premier numéro du Chasse-Marée en 1981. A droite, la couverture de la revue, nouvelle formule, qui sort en kiosque ce mercredi © Chasse-Marée
Une revue enrichie de quarante pages supplémentaires. Une refonte de la maquette en profondeur. Des nouvelles rubriques. Le Chasse-Marée, version 2020, sort en kiosque ce mercredi. Un numéro 318 de 132 pages au toucher différent aussi puisque même le papier a été changé. "La seule chose que l'on a conservée, explique Gwendal Jaffry, c'est le format". Le rédacteur en chef n'est pas peu fier du résultat, fruit d'un travail collectif avec les journalistes de la rédaction.
 

Capter de nouveaux lecteurs


Le Chasse-Marée, qui fêtera ses quarante ans en août 2021, paraîtra dorénavant six fois par an et fait la part belle à l'iconographie. "Les photos sont mieux mises en valeur, assure Mélanie Joubert, rédactrice-photographe. Refaire la maquette a demandé beaucoup de travail. On a fait pas mal d'essais, chacun a apporté ses idées. Et on a trouvé une maquette qui nous plaît. On espère qu'elle plaira également aux lecteurs".
 


Le dernier changement datait de 2011. Les différentes évolutions du Chasse-Marée avaient été plus timorées. Là, on a tapé du poing sur la table ! Et on dit : 'redécouvrez-nous'

Gwendal Jaffry, rédacteur en chef du Chasse-Marée



Faire évoluer le Chasse-Marée tout en en gardant l'esprit, une équation plutôt réussie pour capter de nouveaux lecteurs. "On a cette image un peu surannée d'une revue qui ne s'intéresse qu'aux traditions, aux bateaux du patrimoine, à l'histoire maritime, souligne Gwendal Jaffry. C'est vrai que l'on s'y intéresse mais le Chasse-Marée, ce n'est pas que cela. On y parle aussi des métiers de la mer aujourd'hui, des bateaux d'aujourd'hui, de technologie, de science". Et désormais d'écologie et d'environnement. Exemple avec cet article consacré à la coquille Saint-Jacques, véritable témoin de l'état de santé des océans. 
 


A l'origine des fêtes maritimes de Brest et Douarnenez


La revue, qui tire son nom d'une grande chaloupe de la côte Atlantique dont la mission était de transporter rapidement la sardine de son lieu de pêche jusqu'aux ports, est née en 1981. Depuis ses locaux du Port-Rhu, à Douarnenez, dans le Finistère, l'équipe du Chasse-Marée invite au voyage, page après page, à la découverte, ouvre l'horizon et cultive la curiosité. 

La Bretagne lui doit la création des fêtes maritimes de Douarnenez en 1986 puis celles de Brest en 1992. "Cela fait partie de la riche histoire du Chasse-Marée, relate Gwendal Jaffry. La revue fut aussi une maison d'édition et de disques autour des chants marins"
 
© Chasse-Marée


Nouvelles plumes


Après quarante années d'existence, contre vents et marée - la revue finistérienne a été vendue à deux reprises au début des années 2000 et appartient au groupe Ouest-France - et avec l'envie de raconter toutes les mers du globe toujours intacte, le Chasse-Marée prend ainsi un nouvel élan. "Les sujets contemporains gagneront en présence pour faire découvrir entre autres des métiers, des parcours de femmes et d’hommes qui font le maritime d’aujourd’hui et feront celui de demain" explique son rédacteur en chef. 

Aux signatures habituelles, s'ajoutent des nouveaux contributeurs, "pour un regard à 360 °, y compris littéraire et artistique". Jean-Louis Ezine, l'un des piliers de l'émission "Le masque et la plume", y tiendra une chronique. De même, le dessinateur de presse et peintre de marine Nicolas Vial y aura carte blanche. 

De quoi faire souffler la brise du large pour de longues années encore.

 
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