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Doux: la région Bretagne va entrer au capital du nouveau groupe volailler

Doux: des salariés du groupe venus écouter la décision au tribunal de commerce de Rennes. / © Séverine Breton - France 3 Bretagne
Doux: des salariés du groupe venus écouter la décision au tribunal de commerce de Rennes. / © Séverine Breton - France 3 Bretagne

Le tribunal de commerce de Rennes a choisi le repreneur du volailler breton Doux en liquidation judiciaire. Le consortium réunissant le français LDC, l'actuel actionnaire Terrena et le saoudien Al Munajem a été retenu parmi huit offres. La région Bretagne sera également actionnaire. Une première.

Par Hélène Pédech


Après une année d'incertitude et d'inquiétude, les 1.187 salariés de Doux connaissent enfin le nom du repreneur du groupe volailler.

Ce vendredi après-midi, le tribunal de commerce de Rennes a choisi le consortium réunissant le leader français de la volaille, LDC, l'actuel actionnaire Terrena et le groupe de distribution saoudien Al Munajem . Parmi les huit offres présentées le 15 mai, cette candidature avait la préférence des salariés, des éleveurs et de la région Bretagne. Leurs représentants l'avaient d'ailleurs exprimé lors de l'audience de mardi.

Selon la région, le projet de reprise prévoit de garder 908 emplois sur 1.187 et propose 249 offres de reclassement
Son principal concurrent, le volailler ukrainien MHP, n'entendait maintenir que 285 postes avant d'ajouter "environ 430 postes" sous deux ans.



"La période de liquidation se termine, celle de la transformation commence"



"L'annonce du tribunal est un soulagement, après une longue période d'incertitudes pour les salariés et les éleveurs, se félicite dans un communiqué le président de la région Bretagne, Loïg Chesnais-Girard, présent à l'audience ce vendredi après-midi. L'essentiel des emplois est sauvé, des propositions sont faites pour ceux qui ne sont pas repris et un nouveau projet, porteur d'avenir, est sur la table. La période de liquidation se termine, celle de la transformation commence: c'est une nouvelle page qui s'engage. Il faut maintenant que ces offres puissent devenir réalité pour en faire des succès économiques, sociaux et territoriaux."


Yer Breizh, une nouvelle usine et de nouvelles méthodes


Le repreneur veut construire une nouvelle usine pour s'attaquer au marché français et européens du frais. C'était d'ailleurs une condition du soutien de la Région.

Le projet prévoit deux usines à Châteaulin (Finistère):

- l'une, gérée par Almunajem, qui poursuivra l'activité historique du groupe Doux (637 emplois);
- l'autre, nouvelle, créée par LDC qui y investira 60M€ pour produire du "poulet frais" à destination des marchés français et européens (290 emplois). Selon la Région, cette nouvelle usine sortira de terre d'ici deux ans. 


20,9 M€ de la Région


Pour accompagner ce projet de reprise, la région Bretagne a prévu d'engager 20,9M€, "dont 85% seront ciblés sur les nouvelles activités."
Elle entrera aussi au capital de Yer Breizh, nouvelle entreprise qui regroupera les acteurs de la filière amont (éleveurs, accouveurs et aliments).


L'accompagnement de la région Bretagne à la reprise de Doux / © Région Bretagne
L'accompagnement de la région Bretagne à la reprise de Doux / © Région Bretagne

Le soutien régional sera officialisé le 4 juin prochain, lors d'une commission permanente.

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