Cet article date de plus de 4 ans

Lutte contre l'alcoolisation des mineurs : le Finistère veut renforcer les sanctions

"Phénomène particulièrement pregnant dans le département" ce sont les termes utilisés par la préfecture du Finistère, en parlant de l'alcoolisation des mineurs. Les contrôles liés à la vente d'alcool vont s'intensifier en 2017 et des sanctions appliquées. 
(image d'illustration)
(image d'illustration) © Pib - MaxPPP
La préfecture du Finistère juge la situation préoccupante concernant l'alcoolisation des mineurs, évoquant "un phénomène particulièrement pregnant dans le département". Pour continuer à lutter contre ce phénomène, les contrôles devraient s'intensifier en 2017 auprès des commerçants et des établissements de vente d'alcool, un dispositif qui s'appuie sur la loi de modernisation du système de santé. 

Une consommation régulière d'alcool, au dessus de la moyenne française

L'étude 2015 de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), sur la base d'une enquête conduite en 2011 par l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT), qui a interrogé, avec le soutien de la Direction du Service National, les jeunes Français lors de la Journée Défense et citoyenneté (ex JAPD Journée d’Appel de Préparation à la Défense), des garçons et filles âgés de 17 ans,  révèle que, si la Bretagne ne se distingue pas en terme de consommation d'alcool par les adultes, elle affiche en revanche des taux de consommation régulière d'alcool à 17 ans qui la placent au-dessus de la moyenne française.

En chiffres :

Que prévoit la loi ?

La loi de modernisation du système de santé du 26 janvier 2016 a renforcé les obligations et sanctions liées à l'interdiction de la vente d'alcool aux mineurs. Elle prévoit :

A noter aussi, les délits de provocation directe d’un mineur à la consommation habituelle ou excessive d’alcool sont sanctionnés de, respectivement, 1 an d’emprisonnement et 15 000 € d’amende et 2 ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende ;

Les sanctions prévues contre le bizutage sont étendues à toute personne qui incite autrui à "consommer de l’alcool de manière excessive" lors de manifestations ou de réunions liées aux milieux scolaire et socio-éducatif.

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
alcool société jeunesse famille